Partager l'article ! Le duo improvisé: Raphaël Demarteau Ce matin, en réponse à un comment ...

Ce matin, en réponse à un commentaire sur le blog d'une amie très chère, je n'ai entendu que ces deux mots : «très égoïstement»....
Pour se cacher de ce qu'elle était en train de réaliser, très égoïstement elle s'était effondrée par terre avec dans la bouches les quatre syllabes improvisées pour un duo improvisé.
Le cadre était magique d'arbres calmes, protecteurs, d'eau verte, de bougainvilliers outrageusement exhibitionnistes.
Le cercle des autres invités était silencieux ; un peu tendu de ce qu'on attendrait de chacun d'eux... ou de ce que chacun attendait de lui-même...
Sa jupe noir en corolle sur ses jambes, les mains sur son visage, elle pleurait les quatre syllabes qui ne voulaient encore rien dire ni pour elle ni pour sa partenaire ni pour les autres autour.
Alors l'inconnue, l'autre actrice improvisée, a tourné autour de la fille qui pleurait par terre ; l'a questionnée, relevée... et une histoire unique et éphémère s'est déroulée mot après mot, geste après geste, et s'est renroulée sur sa propre chute inattendue, à l'insu de ses deux interprètes, au milieu du cercle attentif et poreux.
Ut le 13/07/2011
Cette peinture est magnifique, duo oui, il y a similitude avec ton texte, une personne qui se sent incomprise, abandonnée et se réfugie dos au mur pour ne plus voir le monde.
Je l'ai choisie exprès, bien sûr :)
Je ne peux voir l'image, hélas ! Je comprend quil s'agit de théatre et sur tout d'amitié tendre
Bisdoux
duo d'image et de mots ...
heureuse de te retrouver !!
bizzzzzzen
Ut, très beau texte parfaitement mis en valeur par cette peinture
ou inversement.
Dans son livre " le bal du comte d'Orgel " Raymond Radiguet affirme
qu'aucune situation n'est improvisée mais qu'elle provient nécessairement
et presqu'inéluctablement d'une situation antérieure.
Vaste discussion, s'il en est...
Amitié.
Je passais là dans ton duo improvisé pour te laisser un peu de moi pour toi... te dire "tiens elle pensait à moi et a posé quelques baisers avant de repartir doucement sans faire de bruit..."
Bab*
Je reviens sur cette peinture et j'imagine le peintre déçu de son travail de rage balançant du blanc pour tout effacer et magie l'effet est là et tout est fini, figé, et beau
Peut-être.
Peut-être aussi qu'il a voulu écrire l'éphémère, la vacuité de ce qu'on nomme existence, amour, etc.... va savoir... c'est ça la magie de l'art : on invente ; rien n'est su ni vrai ni décidé...
Baisers petit Lutin.