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29 août 2010 7 29 /08 /août /2010 09:10

 

Hucleux---mine-de-plomb.JPG

Jean Olivier HUCLEUX, mine de plomb, exposition au musée de la Villa Tamaris - La Seyne-sur-Mer le 30/01/2010.

 

Ce serait le silence intemporel et doux d'une brume à l'eau mêlée.

Ce serait le chant de ce silence traduit.

Ce serait la pérennité éternelle ; que nous soyons ou non vivants.

 

Nous avons tous, je pense, cette certitude innée d'être relié au Tout. Nous la perdons souvent ; quelques fois pour une vie... en quête d'une identité...

 

J'aime être l'eau le sable et l'oiseau, et le ciel qui les mélange.

J'aime ce tout qui me compose et me tient debout et Libre ; infinie et multiple... Apaisée... L'Oeuvre d'art.

 

Enfin!

 

Ut le 28/08/2010.

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Texte né de la fréquentation du blog de Binhan

 

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4 mai 2010 2 04 /05 /mai /2010 05:22

 

DSCN0769.JPG

 

 

La bergère, blonde dans une robe à fleurs bleues et baskets dorées, aux premières gouttes goulues du ciel sur la terre, prit son plus gros mouton, et l'étendit par-dessus sa tête.

Très vite, entre le ciel et la bergère, la laine bouclée du mouton lamentablement pendit ; trempée ; tout comme sa bête tête brune et pointue.

A l'abri du mouton, la bergère enfouit sa blondeur sous une perruque marron imperméable ; claqua sa robe à fleurs bleues sous une toile cirée noire ; lança ses baskets dorées loin dans l'herbe dont chaque brin s'entassait mollement sur le précédent pour dévaler la petite pente vert pomme de l'alpage comme une piste de luge, et chaussa de grandes bottes de plastique vert kaki.

La bergère parée n'avait plus qu'à attendre que son amoureux vienne la prendre en amazone sous l'abri du vieil auvent rouillé du tracteur de grand papa.

Elle posa vaillamment son cul enciré sur une pierre plate et vitrifiée d'eau.

Alors, le vent planqué derrière la montagne d'ardoises bleues-nuit siffla, de la pointe du sommet jusqu'au fin fond de la vallée cachée sous le linge gris de pluie. Il hurla en couchant la bergère à son passage ; happa le gros mouton dégoulinant qui débaroula vers le bas au rythme tournoyant d'un long bêlement horrible puis tu.

De l'instinct le plus primaire de survie, la bergère – ou plutôt l'informe luisante - s'agrippa des deux mains au buisson de genêts griffus planté à ses côtés comme un gardien sempiternellement ronchon... et des perles rubis éclatèrent sur ses délicats doigts roses et vernis rouge au bout, de bergère et femme avant tout. Heureusement la pluie aimait le sang, et le liquéfiait avant que l'ex-belle eut conscience de cette irréparable perte de substance.

Le souvenir de ses beaux yeux verts déteints en grisâtre peureux, aperçut enfin le panache blanc du vieux tracteur de grand papa ahaner sur la pente herbeuse recouverte d'humide bruyant et rigolard dans sa dégringolade .

 

La suite dès le retour de Maître Soleil, parce qu'avec toute cette eau, ce peu de ciel, et ce grand vent, j'ai peur que l'histoire finisse très mal.......

 

Ut le 04/05/2010.

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