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27 mai 2012 7 27 /05 /mai /2012 07:30

 

Alekos-Fassianos.JPG

Alekos Fassianos exposition Juillet 2011 Villa Tamaris à la Seyne sur mer (Plus)

 

 

 

Le sommeil dans les nuits de chaleur a souvent mal à la tête aux petits matins.

Comme ce matin.

Alors très tôt j'ai fait entrer l'air et les hirondelles.

Et j'attends la cloche.

Le Dimanche elle dit si bien, parce qu'il n'y a que le mouillé un peu boîteux de la fontaine en bas, l'enroulé velouté des colombes sous le toit, les fissures vives des hirondelles qui tirent le ciel si loin, et elle, la cloche.

Comme il est si tôt, elle ne donne qu'un coup pour l'à demie.

Elle a sa voix des jours clairs, nets. Comme le serait un ciel de printemps.

Mais je le vois bien : la chaleur est là, tapie dans tout ce laqué blanc au-dessus des toits, prête à suer.

 

Plus tard il y aura des chocs et des grincements de ferraille : ce sera le bar du bout de la place qui installera le barbecue en plein air de tous les dimanches midi de soleil, avec ses odeurs de grillé, de feux de forêts, et tous les rires et toutes les conversations autour des verres d'alcool ; et s'il fait trop chaud il y aura des disputes peut-être, avec des grosses voix d'orages brouillons aux relents de cigales futures.

 

Ut le 27/05/2012

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25 mars 2012 7 25 /03 /mars /2012 06:49

 

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Jusqu'alors le gros orteil du petit était comme tous les gros orteils : il allait partout où vont les pieds, nus ou pas. Il allait.

 

Mais il a grossi.

Puis il a rougi.

Et fait mal au marcheur.

La marche se fit avec un seul gros orteil : celui qui restait normal.

Une marche à cloche-orteil, on peut dire.

 

Donc un soir de mal en trop, on a appelé doc ; et doc a pris une petite lame pour cisailler dans le rouge du gros orteil qui a saigné jaune, un peu.

Doc a aussi donné des pansements à faire, des médocs à prendre.

 

Après cela marcher se fit encore sur un seul gros oreil, parce que le soigné était trop épais de bandages pour se caler dans une chaussure : à la ville il faut mettre ses orteils dans des chaussures... ou ne pas sortir.

 

Marche à cloche-orteil s'affina, s'équilibra, devint plus souple et hardie ; presque invisible du mal.

 

Et aujourd'hui que gros orteil malade est presque guéri, le petit n'a plus qu'à apprendre à aller partout sur ses deux pieds. Nus ou pas.

 

Ut le 24/03/2012

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25 avril 2011 1 25 /04 /avril /2011 06:33

 

IMG00085-20110320-1821.jpg

 

 

Et d'abord la cloche clignote ses sons inachevés et plats.

Elle ouvre les volets de bois qui claquent trop fort sur le mur vieux ; et il y a le ciel. Un peu moins mouillé qu'hier ; c'est un ciel de lait qui ne transporte qu'à peine les à plats gris de la cloche.

Et quand la cloche se tait et qu'elle se met à l'ordi, elle l'entend crier :

C'est sans doute parce qu'ils n'ont pas encore mis en route les trois bouches de la fontaine en bas qui d'habitude grignotent une rengaine infinie, qu'elle entend les hirondelles... elle avait complètement oublié que les saisons existent encore, et qu'au printemps les hirondelles découpent le ciel, allument tout son vide comme une marmaille qui n'en a rien à faire de tout ce qu'il se passe en bas.

La chatte beige vient embêter ses doigts sur les touches qui écrivent : c'est matin câlin ; matin sans hâte ; matin vacances. Un jour vide de montres.

Alors la petite fontaine grassouille son eau, le livreur de draps propres cahote son chariot de fer jusqu'à la maison médicale à côté, une voix d'homme parle sans rien dire qu'elle puisse comprendre ; et un à peine soleil tout pâle encore vient s'étendre sur le carrelage, construit des ombres à trous d'or, et s'étire comme un grand sourire.

 

A quai il y a une grosse masse de fer de guerre. Pour là-bas...

 

Ut le 25/04/2011

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23 avril 2011 6 23 /04 /avril /2011 10:10

 

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Le passeur de fleurs poussait la montagne bariolée à grand renforts de grognements... ce qui dérangeait les marcheurs endormis.

Faut dire que tous les matins avant l'aube, le passeur de fleurs heurtait ainsi les rêves des marcheurs endormis...

Pourtant il essayait bien d'évacuer le moins de bruits possible ; surtout qu'il n'avait pas acquitté les deux derniers mois de droit de passage... à chaque fois il avait peur de réveiller un marcheur endormi, et que celui-ci envoie une récrimination au Lieu.

En fait le passeur de fleurs poussait sa montagne (elle s'était un peu affaissée ces derniers temps, et ressemblait plus à une grosse colline qu'à une montagne.... enfin ça, c'est mon avis personnel) deux fois par jour : avant et après le coucher du soleil, une fois dans un sens, une autre fois dans l'autre.

Au retour ça craignait moins pour le passeur, parce que non seulement les marcheurs n'étaient pas encore endormis, ou endormis mais pas encore marcheurs, mais en plus la montagne était plus légère, toute déshabillée de ses fleurs.... Enfin, quand tout allait bien...

Parce que justement depuis quelques temps les affaires c'était plus ça : le Tourneur était plus ou moins grippé, ronchon, et rechignait à faire son boulot... et la terre tournait trop lentement ; ou ne tournait pas du tout. Résultat le jour se levait beaucoup trop tard et la nuit pouvait durer plus de vingt quatre heures... ça décalait tout et les marcheurs endormis ne se réveillaient plus pour acheter les fleurs de jour.

Le passeur de fleurs n'était pas loin de penser, tout en suant et grognant d'efforts, qu'on n'était pas loin de marcher sur la tête!

… et ça l'embêtait bien, parce qu'il n'avait jamais eu accès au stage d'apprentissage de passeur de montagne la tête en bas.... et puis il se demandait aussi à qui donc on payait le droit de passage quand on poussait la montagne la tête en bas : à la terre comme maintenant, ou bien au ciel? Parce que forcément, s'il poussait la montagne la tête en bas, ça égratignerait le ciel ; surtout quand la montagne était toute garnie de fleurs d'arbres bien droits et bien pointus comme il les aimait ; ou bien à l'approche des fêtes de Noël... Et puis il n'avait pas de rapport particulier avec le ciel et n'y connaissait personne....

Il pensait à tout ça le passeur de fleurs en faisant son boulot ; et puis aussi que sa terre à fleurs devenait de plus en plus sèche et poussiéreuse : les fleurs y avaient bien du mal à rester fraîches et colorées jusqu'à l'ouverture du porte-monnaie des marcheurs endormis réveillés.

Eh oui... la vie devenait trop dure ; et la tâche du passeur de fleurs de fermer et d'ouvrir le jour commençait à lui peser.

Il rêvait d'une relève, maintenant qu'il était un peu usé, mais son fils passait son temps à moudre des fleurs artificielles... il ne serait jamais un sérieux passeur de fleurs!

Ca aussi ça accentuait ses grognements, quand ses forces n'en pouvaient plus ou qu'il entendait ses os craquer, le passeur de fleurs ; quand l'humide lui givrait le corps en sueur.... il lui semblait qu'il était condamné pour l'éternité... en tout cas jusqu'à ce qu'on l'autorise à devenir marcheur endormi... mais ça...

 

Et ce matin, la vielle l'a bien vu, du bord de sa fenêtre comme une bouche sombre dans le mur de l'immeuble du N°3 : elle y était accoudée depuis bien des heures... depuis qu'elle n'avait plus eu l'autorisation d'être marcheuse de nuit, et elle avait entendu au loin arriver le bruit de vie du passeur de fleurs avec sa montagne vieille et clairsemée de trous sombres au milieu des couleurs des fleurs de jour.

Alors elle avait compté la vieille : ça faisait trois ans que le ciel n'avait pas jugé bon d'envoyer une seule goutte d'eau sur la terre (en fait ils devaient être fâchés, le ciel et la terre... c'était la seule explication). Du coup la vielle se demandait comment le passeur de fleurs pouvait encore récolter, sans eau? Est ce qu'il ne trafiquerait pas un peu les ADN? Est ce qu'il ne se serait pas mis en cheville avec un fournisseur de fleurs artificielles? C'était bien possible, après tout...

Mais elle ne le jugeait pas, la vieille ; elle qui n'avait ni le droit de marcher endormie, ni celui de réveiller les escaliers des immeubles à grands coups de seaux d'eau et de serpillère... puisqu'il n'y avait plus d'eau...

Non ; elle se disait au contraire qu'heureusement que le passeur de fleurs pouvait encore faire son job tant bien que mal malgré la mauvaise santé du Tourneur, car sinon s'en serait fini, soit du jour soit de la nuit... tout ça allait sans doute dépendre du moment exact où le passeur de fleurs et -où- le Tourneur s'écrouleraient de fatigue...

Alors elle attendait, la veille, à sa fenêtre comme un trou noir dans le mur du N°3.

Elle attendait sans savoir ni vraiment quoi ni vraiment comment.

Elle enviait juste un peu les marcheurs endormis qui eux avaient la compagnie de leurs rêves... artificiels ou non... ils restaient ignorants tout au long de la nuit, ces privilégiés!

Quoique... il en tombait de plus en plus ; raides morts dans leur sommeil...

 

La vieille a soupiré alors très fort..; à faire remuer la nuit déjà un peu poussée par le jour... et elle se disait qu'il serait peut-être temps que le Monde se réveille...?

 

Ut le 20/04/2011

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9 décembre 2009 3 09 /12 /décembre /2009 13:33


Le Grand Eboueur, huile sur toile de Dominique RENOU


Les éboueurs du noir collectent en petits paquets froissés les millions d'empreintes de la nuit sur le jour.

La pluie n'aide pas à la tâche … qui traîne un ciel de langueurs, ni noir ni or ; plutôt drap usé, blanc cassé, avec des auréoles de sueurs froides ; de frissons nocturnes.

Les éboueurs du noir sont trempés ; ils espèrent Mistral pour pousser à la mer toute ce sale voile de nuit, donner la main à leur travail de ce matin....

Mais Mistral paresse jusqu'à passer l'heure...

Et la pluie vole au jour son entrée en scène : c'est une tricheuse ; une boîte à somnifères ; une allumeuse de rêves gloutés qui caillent au réveil.

 

Là, tu vois, le jour la déchire sans même une couleur...

Et jette ses haillons à la poubelle des éboueurs du noir.

 

Les éboueurs du noir collectent en petits paquets froissés les millions d'empreintes de la nuit sur le jour.

Puis ils balancent les poubelles par derrière le soleil, là où la pluie est asséchée ; là où béent, sans jours, sans nuits, de grands cris d'infini …

 

Ut le 08/12/2009.


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14 novembre 2009 6 14 /11 /novembre /2009 23:47

Huit mois que je passais devant une fois par semaine (et quelques fois plus): le cabinet de Doc' est juste au-dessus.

C'est dans la basse ville, mais pas vraiment; parce qu'il y a une vraie rue à voitures, et que les chaises rondes de bistrot sont posées sur un vrai trottoir.

Juste à peine plus loin, il y a le marchand arabe: des tonnes de marchandise qui dégoulinent jusqu'au milieu du trottoir; même qu'il a dû mettre une bâche pour tenir tout ça.

 

Donc:

Quatre guéridons bariolés et un peu rouillés... les embruns ne sont pas très loin...une porte-fenêtre à ne pas y voir dedans tellement elle épingle des affiches de toutes les tailles et de toutes les couleurs.

Et à chaque fois ça me faisait aux yeux comme une vitrine de Noël...

Mais vers dedans moi je n'approchais pas: je traversais à peine, en essayant de ressembler à l'ombre, la minuscule terrasse où, qu'il boue de soleil ou qu'il vente Mistral, il y avait toujours des gens à conversations.

Et j'enviais les gens. Et surtout les conversations.

Mais je ne flanchais pas: j'avais la superbe excuse (une de celles qu'on garde toujours sur soi pour le cas où... tu sais bien) que je n'avais pas un Euro à dépenser.

 

Et puis il y a trois jours... personne en terrasse! Juste deux gens debout à se parler.

J'étais un peu maquillée; je me suis dit que je pourrais passer... pour une passante de tous les jours.

Et j'ai collé mon nez à toutes les affiches de la porte-fenêtre.

Et j'ai tout lu sans tout comprendre, mais deux papiers blancs se sont fait entendre: «Recherchons peintres» et «Atelier d'écriture».

Trop forts ces mots... ou bien j'avais ce jour là oublié l'excuse bidon: j'ai appuyé ma main droite sur la poignée à entrer.

Je n'ai pas vu les gens; juste parcouru les murs qui exposaient des papillons; des couleurs et des couleurs de papillons.

Au fond un tout petit comptoir; une dame. J'ai demandé à la dame c'est quoi l'atelier écriture? Elle m'a dit c'est Fabien, le monsieur qui discute juste là dehors.

Alors je suis ressortie doucement, sur la pointe des pieds parce que décidément mes chaussures d'hiver font trop de bruit par terre. Mais Fabien et son interlocutrice ont ouvert le cercle à parler, m'ont regardée.

Alors j'ai mit mon plus joli sourire sous les cheveux que j'avais laissés tomber un peu partout pour cacher mon visage, et j'ai dit «Bonjour...»

 

Et hier j'étais avec Gabriel, assise coincée entre deux tables serrées: l'une à peinture sombre avec un oeil de verre encastré; l'autre de carrés colorés.

Fabien a parlé, perché sur le seul siège qui restait: un haut tabouret noir et chrome. Et comme Gabriel et moi étions têtes nouvelles, d'abord il a demandé à chacun de dire son prénom et pourquoi il aimait venir là.

Première prise de parole pour Gab' seul enfant.

Fabien avait préparé pour chacun (13 on était!) des documents sur l'abécédaire, l'acrostiche et... les papillons... Les papillons de l'expo' future, qui attendaient l'écriture pour dire à tout l'monde.

Il a expliqué tout ça, sans tralala précipitation ou quoi que ce soit de semblant; avec sa petite voix qui ouvre à peine la bouche.

Et puis l'écriture a commencé, sur cahiers, feuilles ou carnets qui débordaient partout, même jusque dans le carton de pâtisseries orientales offertes par le café Culture.

Ca a duré. Duré le temps qu'il fallait pour chacun de poser, raturer, recommencer ses mots vrais à soi.

Et puis on a dû se lire chacun aux autres.

 

A côté de moi j'entendais vibrer, trembler mon grand petit de quatorze ans...

On m'a demandé de lire juste avant lui, alors bien obligée pour lui montrer, je me suis appliquée pour la voix claire, le ton sur les mots lancés à l'écoute dans la petite salle sans un murmure; avec toute la force de l'encre qui disait.

Au moment de fils, il a regardé Fabien et demandé: «On est obligé de lire?»

Tout le monde a dit oui oui!

Alors Gabriel, l'enfant clair et si souvent silence, a ouvert sa lourde voix d'homme; et parlé ses mots; ses mots à lui: l'acrostiche dont il avait choisi le titre et la chanson; mots si purs et si colère, ceux que je t'ai envoyés en-dessous, là, hier, avec la photo de lui.

 

Quand nous avons quitté le café Culture, après rires et palabres et gâteaux orientaux, j'avais le sentiment d'avoir rencontré une foule: des gens de partout dans leur tête et dans leur vie; des gens de tous âges, étudiants, travailleurs ou retraités.

Des gens à créer....

 

Vendredi prochain je reviens, parce que tu sais, les Euros... l'excuse... ben ils ne sont que vingt cinq pour l'année.. et même qu'on peut donner un peu de son temps à perdre (perdu, si tu veux)!

 

Ut le 14/11/2009


 

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10 octobre 2009 6 10 /10 /octobre /2009 06:50


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27 septembre 2009 7 27 /09 /septembre /2009 16:37

Huit heures de sommeil…. ça fait trop du bien!

… Mais à chaque fois: mal à la tête; mal à la tête….!

Alors c’est plus souvent réveil à six heures; avant que ça vienne.

Et mon fils, celui qui va au collège, le dernier qui me reste et qui s’occupe de ma petite vieillesse, m’a demandé (sans y être invité, mais ça t’as l’habitude toi aussi, hein?)

«Où donc tu poses ton portable la nuit?»

Faut te dire que mon téléphone portable est toujours allumé (les enfants… la sonnerie des matin à montres)… alors la nuit je le pose juste au-dessus de ma tête, sur mes vieux bouquins adorés.

Oyez, oyez: «Mal de tête au lever… achetez un réveil!»

C’est pour de vrai: c’est mon fils qui l’a dit!

Que nenni le réveil du portable qui couvre de ses ondes toute la pièce à sommeil; toute la nuit.

Non, il faut un vrai réveil; un avec des aiguilles, avec l’heure au milieu des insomnies, avec l’alarme des matins à montres.

Et ton portable, tu le cases loin, loin de ta tête… Deux mètres cinquante qu’il a dit l’enfant.

Tu entends Arthi? Deux mètres cinquante pour ne pas s’esquinter la cervelle!

Alors hier j’ai acheté un réveil. Un pas trop cher, pas trop beau, mais avec des aiguilles et une sonnerie; et même, qui s’allume dans la nuit.

Le soir d’hier j’ai posé le téléphone portable, allumé bien sûr, sur une autre pile de vieux livres adorés, loin, loin dans ma chambre-bibliothèque.

… Et j’ai dormi huit heures… et ce matin, au réveil tranquille des vraies nuits qui réparent les jours, j’avais juste… mal au dos!

… Ben oui, parce que hier, en achetant le réveil, j’ai porté les courses (tant qu’à faire)… au lieu d’aller m‘allonger dans la mer… :)


Ut le 27/09/2009

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26 avril 2009 7 26 /04 /avril /2009 06:17

Bon, allez, on va prendre le problème par le bas (comme les Mousquetaires qui hurlent sur toutes les chaînes télé de France qu’enfin ils ont compris que plus il y avaient d’âmes dans un foyer, plus le budget était serré… Soit dit en passant, ils ont omis de préciser: et plus le besoin de consommation est grand…).

A croire que nos PDG sont tellement loin des consommateurs, dividendes obligent, qu’ils ne réalisent pas que le marché est là, bras grands ouverts!

… Soit, première évidence: les trois quart de la population française, dont je fais bien évidemment partie, ont en poche entre 1000 et 1 600 Euros par mois.

Je dis bien « population », et non « français », comme on l’entend trop souvent; parce que je vous garantis que dans le 3ème arrondissement de Marseille, je vois plus de cartes de séjour que de cartes d’identité française.

Le mot population englobe donc tous les habitants de France, quelque soit leur âge, leur origine ou leur groupe social.

Seconde évidence: cette population a besoin d’une voiture, ne serais-ce que pour aller au boulot ou chercher du boulot, ou faire les courses, ou tout simplement aller voir la famille; enfin, la vie, quoi….

Quand je parle de voiture, je veux dire: un bon moteur économique et pas trop bruyant (pour la fatigue des personnes âgées ou l’endormissement des enfants derrière); et pas trop puissant pour cause de tarifs carte grise et assurance; avec quatre roues munies de pneus économiques afin de pouvoir les changer quand ils deviennent dangereux; avec un excellent système de freinage pour la sécurité; avec une carrosserie (la forme et la couleur, alors là, on s’en fout pas mal); avec deux air bags avant pour les coups durs; avec des sièges rabattables à l’arrière pour les courses ou le chien. (vous voyez, je pousse à la consommation, qui fait partie intégrante de votre système, Messieurs-DamesJ )

Tout le reste sur une voiture, c’est comme les téléphones portables multifonctions: ça nous fait rêver, mais ce n’est vraiment, mais alors vraiment pas une priorité à la consommation!

La priorité c’est la voiture. Neuve. Qui nous emmènera d’un point A à un point B sans qu’on ait peur qu’elle lâche en route, ou peur d’y mettre les gosses parce qu’elle est maintenant si vieille et si dangereuse... !

Celle qui sera en règle avec le contrôle technique et donc l’assurance.


Messieurs les constructeurs, vous avez à vos pieds un marché énorme!


Alors, si, au lieu de licencier et d’aggraver encore le pouvoir d’achat de la population qui vous fait vivre; parce qu’il ne faut pas oublier que si personne n’a de job, personne ne vous achètera de voiture… et adieu les mirifiques dividendes… vous nous construisiez de petites voitures qui ne soient pas des bijoux de technologie, de vitesse, de gadgets et de futilités?
Genre entre 2000 et 4 000 Euros?

Vos chaînes de montage, vos sous-traitants, les pompes à essence, etc, etc…. n’auraient plus beaucoup de mouron à se faire.

Et vos trésoreries non plus, parce qu’une voiture de ce prix là, c’est paiement comptant dans le meilleur des cas; ou crédit magasin en 3 fois pour les X millions de consommateurs surendettés ou ayant déjà un crédit logement ou ayant des fils ados qui leur bouffe le budget en nourriture (c’est le cas de le dire :)).

De toute façon le crédit va devenir tellement encadré, que bien peu de personnes y auront droit…

Alors vous voyez, vos pub à milliards vantant les mérites de voitures à partir de

10 000 Euros… nous ne les regardons même plus!


Ca y est? Ca fait « Tilt »?

Moi je vous dis ça… parce que je suis comme ces milliers de personnes. Et que j’ai Oh! Combien besoin d’une voiture en état de marche!

A l’aide! Une voiture!
Neuve!

Ut le 26/04/2009

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