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25 septembre 2010 6 25 /09 /septembre /2010 07:43

Il faudrait vraiment que vous alliez boire un peu ici

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21 septembre 2010 2 21 /09 /septembre /2010 08:39

"La vérité est un idéal avant d'être un forfait"

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19 septembre 2010 7 19 /09 /septembre /2010 21:33

 

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Elles renâclent un peu maintenant.

Même qu'au bout, tout au bout qu'était rond, là, juste là, tu vois ; ben même qu'il y a un petit trou....

Et pis toutes ces rides de cuir vieux, et puis tout ce râpé qui a fait fondre la couleur que même le cirage il y peut plus rien malgré toutes ses brosses et toutes ses couches.

Et les fils qui les tenaient fermées... où qu'ils sont les fils? Les lacets comme on dit.

Là y en a plus.

Restés dans la fouille de la dernière garde à vue?

Parce que ça aussi ils ont fréquenté! Avec ce gaillard là, juste là haut dedans, tu parles... savait courir le gars, quand les chaussures elles étaient neuves... mais là, c'est comme elles : l'a pris de l'âge, et... quelques fois se fait avoir le gars.

Alors les grolles, ben elles pioncent de temps en temps sur le carrelage glacé des geôles... Encore, quand il a pas trop bu et qu'il vomit pas dessus....

Mais vrai, elles sont comme vraiment fatiguée les pompes.

Et la semelle, cette première de montage qui s'entend plus avec la première de propreté... qu'elles s'en sont séparées les garces ; et que même que c'est pour ça que le gars il se les gèle les pieds, l'hiver......

Tiens, vaut mieux pas r'garder, va.

Les pauv' vieilles elles en sont toutes honteuses de leur misère et de leurs ans ; de ces foutues craquelures à devenir des trous ; de cette mollesse, là, dans la tenue de la chaussure... tu vois bien... Non, vraiment... le gars, il pourrait bien enfin les laisser reposer un peu, kes t'en penses? Un peu au placard dans l'odeur d'antimites sous les peluches aériennes des pulls velus et derrière les pantalons si hautains dans leurs plis raides....

Ca serait une belle fin de vie, ça, non?

Cuir contre cuir, l'une contre l'autre, la droite et la gauche, à se raconter leurs souvenirs... Seules.... Enfin....

 

Repos!

 

Ut le 19/09/2010.

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5 septembre 2010 7 05 /09 /septembre /2010 06:33

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Photo Robert MAPPLETHORPE

 

 

Regarder dans le noir et tout voir :

Nous éclairer dedans sans ouvrir les yeux dehors... nous partager le miroir sans tain à quatre pupilles.

… Et au bout du fil des yeux blancs aveugles les mains-caresses découvrent les peau-frissons ; écoutent le noir nous raconter la langue des corps et des sens...

Les cris d'âmes.

Et...

Et...

 

… Etre morts enfin et exulter encore du bruissement de nos lumières de sang aux carreaux de tous nos noirs........

 

Ut le 04/09/2010.

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En clin de trompe l'oeil à Arthémisia

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2 juin 2010 3 02 /06 /juin /2010 07:39

 

 

En écho à O. et Sido

 

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Il y a une craie blanche au bout du doigt du Silence.

Elle dévide des écheveaux invisibles sur l'air ; sur l'air de vie.

 

Chacun y écrit ses paroles ; ses paroles en transparence.

 

Y a que toi qu'entends

Y a que toi qui vois... ou pas....

 

La craie blanche du Silence, mime pour aveugles et sourds

Souvent.

 

Et le bout du doigt du Silence tisse le cocon...

Jusqu'au tout dernier Silence, qui coupe la lumière ; la lumière de vie...

 

Ut le 02/06/2010.

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16 janvier 2010 6 16 /01 /janvier /2010 07:51

Eux-1.jpg

Bonjour,

Toi,

 

Il y a plein de cages à enfermements.

 

L'écriture en est une.

La peinture en est une autre.

 

Qui sont des accouchements solitaires, hermétiques, tant que la phrase n'est pas écrite ; tant que la toile n'est pas aboutie. Car personne, pas même l'auteur qui chercher, cherche, ne peut en pressentir le sens.

 

Une petite pensée vers Dieu - ou chaque Dieu – ainsi si seul.

 

L'aveu de la création ne se choisit pas ; n'a aucune rationalité : c'est un impératif enfermé dans une prison à multiples fenêtres vers toi qui liras, qui ressentiras... si d'aventure l'oeuvre est réussie - ce balbutiement de communication silencieux.

Solitaire.

 

Et ces temps-ci je suis coincée sous des éclats d'orangers et de bleus.

 

Voilà pourquoi tu ne m'as pas vue, je ne t'ai pas lu(e), répondu : l'ordi' ouvert ne signifiait rien ; les mots les uns les autres bien rangés ne m'étaient qu'un regard muet sur l'écran.

 

Mais la fièvre du corps malade est venue ; et voilà qu'il m'est impossible d'être debout au chevalet ; la main ferme.

 

La fièvre a coulé, et j'ai rêvé d'un long ; très long poème qui tenait à angle droit l'immense page du cahier.

Et au réveil trempé au milieu de la nuit, du meilleur d'un Doliprane, j'ai jeté la veste et le pantalon qui protégeaient mes tremblements glacés. ..Et il a fallu que je te parle, Cali la blanche allongée sur la feuille que je t'écris.

Parce que toi tu es dans l'ordi' ; toi les lèvres qui ne bougent pas ; et ta lecture de moi, tes commentaires à toi posés uniquement pour moi... auxquels je ne réponds pas...

 

Alors te dire que je ne t'oublie jamais ; que je suis uniquement occupée à une autre ouverture vers Toi, amour virtuel : la fenêtre de la peinture... solitaire souffrance et jouissance tout à la fois....

 

C'est bien maladroit tout ce que je te dis là... les mots sont si loin...

Alors je me recouche.

 

Je t'embrasse.

 

Ut le 16/01/2010.

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28 novembre 2009 6 28 /11 /novembre /2009 11:33



Salvador DALI


Je vois comme un petit visage, brun ou doré, penché à l'ordi'.

A écouter les autres qui chuchotent ou qui hurlent.

A vivre par pensée interposée.


Au début les yeux ont choisi où se poser : là où ça résonne si bien à son âme.

Maintenant l'âme se laisse porter : lit ; écoute ; écrit un com' ici ou là.

... Pour qu'on lise à son tour....

Dans un monde absent ; le monde silence de l'infini espace anonyme.

Là où il n'y a point d'heure ou de temps... un présent à rien d'autre qu'essayer de comprendre, d'imaginaires, Sa Vérité; en traversant le filigrane de toutes les autres vérités écrites.

Blogs imbroglios encastrés les uns aux autres.

Journaux intimes dont on découvre souvent que le mot a dit, sans même prévenir....


Alors,

Voluptueusement lire.


La volupté serait-elle sagesse? Sagesse de l'instant qui ne demande, ne promet rien à demain? Qui respire au rythme du besoin maintenant?

Volupté : ce mot tellement plein et avide! Rond et d'attente! Clos sur le reçu accompli, rassasié... et ouvert à tous les sens pour jouir encore....


Volupté des blogs ; comme une caresse quotidienne pour tirer loin la solitude aveugle et sourde.

Blogs en rideau contre l'ennemi souffrance, vieillesse …. absence à l'orgasme … des corps....

Rencontres interdites.


Blogs oreille et don.

D'eux à l'autre, visage brun ou doré ; penché à l'ordi.


Ut le 28/11/2009




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25 novembre 2009 3 25 /11 /novembre /2009 10:54

Bonjour Toi,
Matin d'automne gris perle.
Matin à peinture.
Matin à lecture aussi ; un truc que j'ai énormément envie de partager avec toi (Toi tous).
Je le lis depuis quelques temps parce que son écriture est si belle! ... mais souvent gâchée par l'amer et l'ironie grinçante.
Il semblerait que l'auteur, Elgas, soit un jeune homme immigré faisant des études à Nice... mais bon, tout ça on s'en fout un peu... Par contre, la lettre à son amie que j'ai lue aujourd'hui est un pur bijou...
Alors je te l'offre, pour que tu te fasses plaisir à l'âme, un peu.
J'ai mit le lien dans son nom.
Régale toi! (Toi tous!)
Baisers.
Ut le 25/11/2009
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16 novembre 2009 1 16 /11 /novembre /2009 06:30

 

Article brisé


Ut le 16/11/2009


 

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15 novembre 2009 7 15 /11 /novembre /2009 16:58
Sur une idée de Brunô, pour la communauté Les croqueurs de mots; Mots de tête N°11


Huile sur papier toilé A4


Et tous l'temps c'est la même chose: un coup de lumière hurlante infiltre son cri blanc partout, même jusqu'au plus terne de mes vieilles taches brunes.

Et c'est toujours sans prévenir, parce que la porte à droite, qu'elle ouvre avant, moi je ne la vois pas.

Sylve réveille toujours ainsi mes sommeils; ces temps de noirs sur temps éblouis.

Et bien souvent je prends en pleine figure ses yeux bouffis; son teint vieux; ses larmes de Rimel aux yeux qu'elle ne démaquille jamais.

Mais Dieu! Que ses cheveux, ce buisson ardent de mèches larges et longues et lourdes sont flamboyants! Luxuriants!

Et à chaque fois, je ne peux pas m'empêcher: j'écarquille le regard, fouille et fouille partout dedans.

Chaque fois qu'elle vient la rousse, même dans cette lumière à néon criard, sa chevelure est vivante, vibrante. Même que des fois je crois que je l'entends chanter: suraigus de la frange méchée sur les yeux; petites notes sax' enfantines, joyeuses sur le crâne; lourds et presque sourds cuivres d'or rouge, de bleus verts, au presque violets, qui bougent et ondulent en boucles de soie jusqu'au cambré de Sylve.

Parce qu'elle est belle quand même cette chipie!

Oui, je le vois bien moi, que c'est une chipie! … Et comment elle se regarde; et prépare, affine ses mimiques; effronte ses yeux, sa bouche. A casser, d'un rire, le coeur des garçons!

Même moi, le vieux, au début je m'y suis laissé trop pencher, rêver, à la Sylve.

Et pourtant... j'en ai vu des filles et des visages! Et des coups de maquillage! Et même des larmes, quand les filles, comme ça, dans les jours bleus comme elles disent... se trouvaient tellement laides...

Etrange quand même, qu'il faille toujours que les filles se sentent belles... et minces... et habillées, déshabillées de fringues jamais les mêmes!...

 

Ce temps là; c'était un hier; et pareil, la rousse a ouvert la porte sans que je l'entende; et claqué la lumière d'un coup de doigt invisible pour moi.

Mon vieux coeur en a vacillé.

Mais j'ai pas eu trop l'temps pour me réveiller et tout ça: déjà elle était là debout face à moi. Nue. Et pleine de gestes; de cris tordus; de larmes folles.....

Et alors j'ai vu ses cheveux...

Verts!

Je m'en suis terni...

Terni tellement, que mon reflet s'est effacé en silence.

Enfin, que je croyais.. Mais non: c'était la rousse qui avait éteint le néon d'un poing de rage.

Je ne voyais plus rien. J'entendais seulement sa haine; et les insultes juste là. Et ça n'en finissait pas de raisonner; d'en ricocher l'écho sur tous les murs carrelés blanc de ma petite pièce.

J'étais figé. Glacé.

Et je n'ai pas vu le geste partir...

J'ai entendu que ça faisait cristallin; rivière, cascade jusque dans le lavabo.

Je n'ai réalisé que quand du blanc, trop blanc, se reflétait cent fois, mille fois, de moi à moi... en éclats de verre par terre; partout....

Et un goût de sang a taché mes angles coupants, mes morceaux, mes p'tites hontes brisures de moi... le vieux miroir...

 

Ut le 14/11/2009.


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