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19 mai 2012 6 19 /05 /mai /2012 09:36

 

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Jean-Claude MEYNARD (le site)

 

C'est un couple de silences

de gestes à peine

de glissements

Un amour félin

Un "Je t'aime" sans bruits

sans tapages

sans disputes

Un couple douceur

Un duo nu qui glisse dans la chambre

dans le cocon qui s'accomplit

Qui est.

 

Deux adolescents et l'évidence de leur Nous infaillible

incontestable

inviolable

indestructible

Vierge antre clôt

… silence au monde.

 

Ut le 19/05/2012

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21 juillet 2011 4 21 /07 /juillet /2011 20:56

 

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Fassianos exposé à la Villa Tamaris/La Seyne-sur-Mer le 08/07/2011

 

 

Il avait pris sa peau

à elle,

sans elle ...

L'avait laissée sécher au fin fond de ses yeux

à lui,

sans elle.

 

Ut le 19/07/2011

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15 mai 2011 7 15 /05 /mai /2011 13:57

Pour Papier Libre sur une consigne de Juliette

 

pingouins.jpg

 

 

 

Pingouin Pingouine tintinnabulent et craquellent la glace instable sur leur passage amoureux, énamouré, lourdeau, branlant d'un pas sur l'autre comme des ivrognes.

Des ivrognes à baisers d'épaule contre épaule ; duo balancé sur l'étincelant blanc ; duo d'une saoûlerie infiniment bue à leur union.

Union Pingouin Pingouine tintinnabule et craquelle la glace qui chante les étincelles du passage lourdeau, branlant, épaule-oui épaule-non, en pas duo et ivrogne d'aimer!

Ut le 14/05/2011

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22 septembre 2010 3 22 /09 /septembre /2010 16:54

 

ombre-chemin-villes-silence-village.jpeg

Magique photo du net.

 

 

 

C'est fin d'été ; dehors le vent glace les pas rapides, serrés ; le corps aigu vêtu de noir qui monte en silence du bord de l'eau jusqu'à la gare ; jusqu'à l'autre port de l'autre ville.

 

Et ce matin le ciel est né tellement clair qu'il cisaille les yeux encore pleins de cendres de rêves.

Et la fenêtre du train éclabousse le regard par intermittences acérées entre les feuillages vert tendre, comme neufs encore.

Alors s'y pencher de tout son doux, de toute sa vieille enfance ; laisser couler dedans l'or, les verts, l'argent râpé gris des oliviers trapus et bas.

 

Deux jeunes parlent et rient fort : il est question de pèlerinage et de Mecque. Pas de recueillement.

 

L'eau borde quelques secondes le passage du train ; elle est bleu-roi et fait son dos à vagues sans écume : il est trop tôt ; le vent ne l'a pas encore mise en colère.

Les petites gares s'arrêtent les unes à la suite des autres en une trille brève presque joyeuse, puis les arbres reprennent la course hachurée à la fenêtre.

C'est Dimanche.

 

Et quand on peut voir un peu plus loin dans le trou des arbres, il y a du velours vert sombre enfoui dans l'ombre, qui parle de douillet, ou d'une Autre caresse, peut-être....

 

A peine....

 

Ut le 19/09/2010.

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14 août 2010 6 14 /08 /août /2010 20:05

DSCN0861.JPG

 

 

Il fait nuit comme du velours bleu.

Un bruit d'eau glisse.

La voix se penche au jazz.

 

Ut le 14/08/2009

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18 décembre 2009 5 18 /12 /décembre /2009 06:32

3.nfb.ca.jpgParti le temps d'ouate clos.

Cessés les ivres chantés.

Coulé la semence.

 

Corps feutrés de tant de caresses, de griffes, de frôlements.

Peaux acérées des désirs, nus, tournants

Des ventres.

Voluptueux feulements.


Et silences...

Des yeux crispés, cils recroquevillés

Des âmes en chamades...

Nues.

 

L'un l'autre tissaient leur fuseau.


Chacun une prolongation d'eux mouillée, tendue, gonflée, happée.

Coulis. Frottis.

Douceurs aigües, goulues.

Plaisirs en creux, en rebondis, en fruits

Au bord d'éclore.

Encore et encore.

De mieux en mieux eux deux.

 

Jusqu'à fini...

Ouate déchirée

Semence épuisée

Corps battus, reclus....

Si froid Vêtus!

 

Ut le 18/12/2009.

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13 décembre 2009 7 13 /12 /décembre /2009 13:09
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Semeur du jour des semailles de la nuit :

Eveil.

A peine.

 

Son dos, son ventre

L'oeuf à la coquille :

Se tenir encore.

Avant le jour.

 

Sa joue un instant frôle

Sa joue.

 

Murmure à peine.

Se serre plus doux.

 

Semeuse du jour

Les semailles des amours de nuit.

 

Duveteux câlin matin :

Bonjour.

 

A peine.

 

Ut le 13/12/2009.

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7 décembre 2009 1 07 /12 /décembre /2009 13:14



Petit amour de moi.

Secret.

Motus et bouche cousue, même si la langue apparaît.

Tendu sur le fil du profond intime de soi :

 

Il était une fois un petit amour de moi

Petit indéfini ; pas déclaré ; juste flirté, un tantinet.

J'lui avais dit, comment j'étais secret – timide - pudique.

Il ne croyait pas ; se moquait de moi,

Posait son air railleur et de guingois

Sur ses lèvres si fines ; si gourmandes ;

Et brillait ses yeux étranges.

 

Il était une fois un petit amour de moi

Qui moquait mon inquiet,

Tirait la langue à ma langueur de lui, pour rire.

Et si quelques fois, l'avait le regard, ou bien le geste...

Quelques fois

Alors moi je traduisais

L'orage, l'éclair, que ça me faisait

Ces gestes là ; ce regard là ; ce fin sourire à peine.

 

L'était une fois un petit amour de moi

Lui le chat, moi un peu bêta ; un peu béat,

Sur ses déglingues réparties.

 

L'était une fois un invisible amour de moi

Un elfe magique de ses yeux noirs.

 

L'était une fois le gamin soir, coeur maladroit,

Qui l'espérait, le redoutait, bloquait la porte de son intime.

 

Faut pas croire : les corps à l'âme...c'est bien trop grave!

 

Ut le 06/12/2009.


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15 octobre 2009 4 15 /10 /octobre /2009 22:07


Il

Il a surpris, croisé son regard triste.

Il en aurait presque oublié tous les autres regards qu’elle ne lui donnait plus; tous les mots blessants ou tus… toute cette éternité sans lui, ce long quotidien de vie qui avait tué leur amour.


Mais vite il perd le regard triste et tout ce qui rôde autour…
il est tellement
heureux!

Il ne vit plus que pour, par la redécouverte du chant que plus rien, il le sait! ne pourra lui enlever: le chant épanoui de son Rêve; l’accomplissement des couleurs de son intime. L’autre et lui-même... sa Seule.


Il ne peut même pas croire que le bonheur a un prix. Qu’il faudra payer; qu’il lui faudra bien s’acquitter.


Elle

Mais elle, elle, elle le sait. La femme sait toujours.


Elle qui croyait que depuis tout ce temps le pouls de leur vie avait pris le rythme….


Alors elle est là à s’interroger:

Va t'elle réapprendre à l’aimer; au souvenir duo de leur mémoire?

Ou va t’elle enfin le détester pour ça?… Sans oublier tout le reste, tous les ans, tous les incompris; toute la vieille pourriture du temps las.

Haine!


Elle sait et elle ne veut rien savoir; parce que ce n’est pas encore prouvé, assuré, déclaré… dit…

Et pourtant elle sait que c’est là… Et depuis si longtemps… depuis le temps de l'indifférence de prendre soin.


Eux.
Il leur faudra bien en payer le prix; s’acquitter de l'heureux sur l’oubli.


Ut le 15/10/2009

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10 octobre 2009 6 10 /10 /octobre /2009 22:07

L’amour vieux a la couleur des tremblements aux mains ridées qui se cherchent.

L’amour vieux trottine en duo sans faire de bruit: il est tellement habitué à eux deux qu’il n’a plus besoin de dire.

L’amour vieux se promène le visage nu, rides offertes et un peu pâlottes de tant de temps; il regarde par terre en boitillant les ans courbes, accroché l’un à l’autre car chacun est sa corde de rappel; la corde d’escalades du vieil amour jeune.

L’amour vieux n’a même plus besoin de se servir des autres comme prétexte à son existence: l’un est le miroir de l’autre; leur vie à deux le réceptacle.

Ménopause, andropause et tous les ratés de zizi et de tromperies, et toutes les larmes et les cris, et toutes les errances, tous le temps du jour le jour qui écrase l‘âme et oublie les mots indispensables, il les a passés; et ça fait les nœuds de la corde pour s’agripper mieux; ne jamais se perdre.

L’amour vieux se connaît par cœur et pourtant ne voit que jeunes gens au bord de l’espoir dans les yeux.

L’amour vieux se ratatine dans le lit le soir et grinçouille au matin. Mais les baisers qu’il met sur leurs fronts en éclats de passé tendre sont leur veilleuse de vie.

Veilleuse accrochée au goutte à goutte de la transfusion quotidienne de l’amour vieux.


Mon amour, si brillant et si fort; de si loin nous ne serons jamais ensemble
...d’amour vieux.


Ut le 10/10/2009

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  •  Elle est comme la note, volatile et grave. Elle écrit comme elle peint: pour oublier de se souvenir, et donner en partage; participer à l'ouvrage. 
donner l'encre ou les couleurs de sa symphonie à une note.
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