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Juste un Cri d'elle à eux.

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Avant que le silence amorti lui murmure inlassablement son cahos intérieur; avant qu'elle commence à mourir; elle aimait jouer avec sa vie: un peu comme un gosse avec un énorme ballon multicolore et radieux, ses bras rieurs étirés au-dessus d'elle et des enfants, elle atrapait et repoussait, d'une pichenette, la boule de joie.
Elle n'a découvert l'inertie de la vie que petit à petit et malgré elle: parce qu'à force de mettre des rustines au ballon, il est devenu tout plissé, tout triste.
Maintenant il n'existe plus.
Seule Ut est là, avec sa solitude; à côté d'un monde grassouillet; loin, si loin de l'azur lumineux!
Ut s'est amusée à la vie, de toute son honnêteté, de toute sa fougue, de toute sa foi féminine. Avec les autres elle a été la douce et la dure, la mère et le fardeau, les éclats de rire et de colère. Avec les mecs elle était la fière, l'invincible, la beauté brune et hautaine, l'amante et l'épouse. La brûlure, peut-être: Ut vivait et donnait vie, sans vraiment se préoccuper.
Ut gazouillait; même si, peu de temps avant P., histoire d'anesthésier certaines vilaines cicatrices du coeur, elle se dorlottait à sa façon de ces luxes dont elle avait si durement manqué: l'argent et le temps.
Ut était encore légère!

Et elle, la fausse frivole, elle s'était cognée dans P. Elle s'était emmêlée dans l'âme de P., dans le visage ardent de P., dans cette façon des mains de P.
P. et cette première nuit dans sa voix; dans ses mots qu'elle laissait en suspens en elle; dans ses yeux d'ombre rieurs et intérieurs, pleins d'eux-mêmes... ils ne l'ont pas vue ce soir là, et elle s'est enfouie en lui. Il était là pour lui; elle lui a laissé son âme de femme, son âme avide, la pénétrer.
Bien après cette nuit, le soir où il a osé infiltrer son corps anxieux, elle s'est ouverte... et il l'a envahie... Et la souffrance a commencé.
Il l'a chapardée, croquée, gobé, pillée, épuisée. Salement. Insidieusement.......

Ut qui se regarde maintenant, maigre et terne, avec ses gestes d'autrefois. Qui regarde cette vie de ressucitée dans laquelle elle s'épuise à faire et dire ce que les autres, nets et vifs, attendent d'elle... sans vraiment savoir.
Ut qui, soir après matin, ne comprend toujours pas  à quoi ça rime...
Et si elle se laissait mourir, de maladie, de désespoir, de son propre néant?...
Le bébé, biensûr! Elle lui doit de se donner le temps. Elle lui doit ce genre de vérité: "La vie, la tendresse, l'amour, si, ça existe: la preuve mon amour!"

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C
Je souffre avec toi, ...
U
<br /> Tu ne te fais pas du bien. <br /> Il faut savoir arrêter la souffrance: nous n'avons qu'un seul devoir: celui d'être heureux! Et si je raconte, c'est justement pour déblayer l'horreur, la glacer une fois pour toutes dans un<br /> cercueil de mots. C'est tout.<br /> Alors ne souffre pas Carie. S'il te plaît.<br /> <br /> <br />
A
Suite trés interressante.<br /> A trés bientôt ^^
V
Bienvenue dans ma communauté! en attente impatiente de la suite!<br /> <br /> :0123:
U
<br /> Merci Virginie :)<br /> Je reviens très vite!<br /> <br /> <br />
M
Bonjour et bienvenue dans la communauté "sur l'étagère de mon mur", au plaisir de te lire, <br /> Mandarine
U
<br /> Merci Mandarine,<br /> A très bientôt au milieu de vous tous :)<br /> <br /> <br />