Elle est belle et blonde et dure. Elle n’existe que dans la gomme qui l’efface. Qui efface le souvenir du père. Le père qui apprenait à la petite fille comment voler pour lui. Le père qui la laissait, au bord des nuits, seule et glacée et terrorisée, dans un couloir d’hôtel, posée sous l‘intermittence de la minuterie.. Le père qui se servait sur son corps d’enfant. Elle est belle et blonde et dure. Elle a vingt ans sous la gomme qui l’efface, Elle et l’enfant. Son enfant sans père.
Elle n'existe que dans la gomme qui l'efface....<br />
pour écrire cela, il faut être Toi.<br />
mais tu ne peux pas comprendre ce que me fait cette phrase.<br />
que ta nuit soit douce,<br />
si douce.
U
Ut
29/06/2008 11:55
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Je ne peux pas comprendre si tu ne m'expliques pas :)<br />
La nuit fut courte et agitée, mais au matin le bébé s'est étiré, a souri. Il est guéri.<br />
J'ai enviie de mettre un soleil qui mangerait tous les malheurs et toutes les maladies! Un soleil comme un éclat de rire!<br />
Merci Liedich: ta prière a suffi.<br />
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P
polly
26/06/2008 13:25
et ton texte est dur et fort, il en est ainsi de tant d'enfants qui deviennent à leur tour durs et reproduisent les mêmes écarts, et même pire.
U
Ut
26/06/2008 19:10
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Tu as raison. Celle-ci ne reproduira pas. Mais Dieu qu'elle en souffre!<br />
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