Juste un Cri d'elle à eux.
Dégradés de gris
Sur la petite ville assoupie
De ses chaleurs passées,
De mon été consumé.
Perles de pluies
Gouttes fraîches au souci
De reprendre le labeur
A la table des sueurs.
Dégradés de gris
A mon cœur engourdi.
Silences posés
Sur ce matin décoloré.
Car demain je n’aurai plus le temps
D’écrire au levant,
De laver mon cœur:
Demain au labeur
Je tuerai mon temps!
La p’tite note à un chant
Sera partie dans l’oubli tonitruant
De la grande ville malade.
Plus ni harmonies ni cascades
Sur les fils des merveilles
La p’tite note sera close, en sommeil,
Eteinte en dégradés de noirs,
Enfouie aux bris journaliers
Des âmes enfermées, suées, pressées
Sur l’ouvrage fourni
Pour un Euro en sacrifice;
Un Euro artifice
Pour dormir se vêtir boire et manger.
Enfouie au soirs des piétinements fatigués
De tous ces soleils perdus
De toutes ces vies tues.
Plus le temps non plus
De bien lire vos bonheurs ou vos peines
De répondre aux chansons aux poèmes,
A vos notes d’ailleurs;
D’inspirer mes écrits
Aux parfums de vos vies;
De respirer à la folie
Les odes, les mélancolies.
ADieu, Eté enlacé
A vos écrits déposés
En dégradés de gris
Sur la toile anonyme, jamais finie.
Ut le 20/07/2008