Juste un Cri d'elle à eux.
Travail alangui sur l'été
Salle d'accueil dégarnie
Bureaux élargis par les congés
Longs couloirs languissant d'ennui.
Babillages aériens désoeuvrés
Assoupi clapotis des claviers,
Plus ni pleurs ni cris,
Plus de courses effrénées
Accrochées à la radio qui dégluti
La langue impérieuse des ordres saccadés.
Cité assoupie.
Dehors une voix claque
Des pas se réunissent
Se précipitent
Quatre menottés débarquent.
Cité réveillée.
Les ombres qui la hantaient sans but
Trouvent enfin le soulagement du jour,
Elles avancent au pas lourd,
Au futur contact,
Des gamins en Bleu
Sur l'urgence accourus.
Flambent les yeux
Grondent les insultes et les sarcasmes
Violent les gestes abrutis
Tournent tournent les scoots en menaces.
Les gamins en Bleu
S'élancent
Creusent la foule en silence
Tonfa au bout du gant,
Ecartent les poings sortis,
Puis parlementent avec les vieux.
Cité de tous les jeux.
La sueur masque les visages
La fatigue s'appuie sur les corps,
Les scoots se déroutent d'un virage.
Cité essoufflée.
Les gamins en Bleu
Ont cette fois encore,
Réussi à calmer les bleus
De l'été déshabillé
Du bonheur des vacances
Pour ces habitants de la cité,
Pour nos pauvres jeunes errances.
Ut le 07/08/2008
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