Juste un Cri d'elle à eux.

Dedans il y a une petite porte. On ne sait pas vraiment qu’elle existe; et à vrai dire, on ne s’en soucie pas : le temps des humains n’a pas le temps…
Mais si on l’ouvre par hasard, ou si elle s’ouvre au détour d’une larme; d’abord on est abasourdi; après on cherche à savoir plus et mieux; alors on n’y comprend plus rien….
La petite porte crache la fournaise de tout ce qu’on n’a pas compris; de tout ce qu’on a fait, ou pas, sans savoir.
Le généraliste du corps dit: « vous êtes en dépression. Il faut prendre des médicaments ».
Le spécialiste du dedans dit: « Il faut faire un travail sur vous-même pour trouver d’où vient tout ce brasier ».
-Une dépression c’est un creux, une cassure, une faille. C’est profond et dangereux, parce qu’il n’y a pas de chemin pour aller voir… Sans doute pour ça les médicaments; comme un fil de survie pour ne pas risquer de tomber définitivement là où il n’y a pas de sens pour la raison.
-Un brasier c’est pour effacer les traces; brouiller l’entendement; enfin, tout ce qu’on ne veut pas entendre. Alors pourquoi aller fouiller dedans, risquer les brûlures qu’il faudra tant bien que mal recoudre avec du fil à pas se souvenir?
Il faudrait avoir dedans, prêt à agir, un feu gardien de soi, pour combattre le brasier avec les flammes de la volonté et de la rage de vivre. Cautériser avant que l’âme tombe malade….
Et reprendre l’équilibre sur la corde à nœuds de l’existence….
…. Discussion ouverte, si d’aventure votre petite porte à vous…
Ut le 01/03/2009