Juste un Cri d'elle à eux.
Silence immobile.
Dans la grisaille d’une nuit plate et dure, une nuit qui tourne autour d’elle-même comme un disque rayé, sans même une odeur, sans même un repère, je dors; au bord de rien.
Je ne sais pas pourquoi, ma fille, enfermée de longs vêtements noirs, me regarde; et me juge, sans un mot.
Je ne sais pas pourquoi, le souffle de ma mère étouffe l’écho de toutes mes souffrances, dans la prison de tous les non-dits; de son ventre aveugle.
Je ne sais pas pourquoi, doc debout ne peut pas me voir; un épais tissu noir le recouvre de la tête jusqu’aux jambes.
Doc sans rien dire.
La parole s’est éteinte.
Doc s’est barré en vacances.
Mon corps a froid.
Il réclame la bataille, le corps à corps muet et inutile qui fait lever la fatigue et taire l’âme; et les larmes.
Ces larmes sans raison, qui réveillent toutes mes nuits.
L’éveil stagne; en absence.
Je n’ai aucun moyen de le couper avec la lame de ma voix; aucun moyen de crier que j’existe.
Dans le silence immobile.
Ut le 07/08/2009