Juste un Cri d'elle à eux.
Photo art-geddaCe fut un jour bleu; un jour sans temps d’aiguilles.
Ca vient rare, et toujours à l’improviste.
Quand ça arrive un jour de boulot, eh bien… tu prends ton téléphone. Obligé. Et puis tu inventes; quitte à passer chez doc, pour la vérité.
Ce jour bleu là fut Samedi, il n’y eut donc pas besoin d’excuses à la vérité.
Ca a commencé au lever, quand j’ai ouvert l’ordi.
Juste l’ordi: pas la boîte mails, pas internet.
L’ordi et mon pauvre cahier trop grand.
J’ai recopié des trucs du cahier dans l’ordi, en changeant l’ordre; et puis les mots; et puis les sens….
Et écrire m’a donné envie de lire.
Alors j’ai lu dans l’ordi, parce qu’il était ouvert, à portée des yeux.
J’ai lu jusqu’à ce soir.
J’ai lu pendant la petite pluie fine et légère, couleur d’argent parce que le soleil n’osait pas trop déranger…
J’ai lu sur le vent, après, qui gonflait les feuilles du cahier trop grand, à côté.
J’ai lu en désordre de souris, de blogs, d’images.
J’ai bu mot à mot.
J’ai bu l’écriture, les pensées; des vécus, des passés présents; des douleurs et des rires; des amours; des comptines.
Je n'ai pas mangé: boire l’encre suffisait à nourrir.
Maintenant il est soir, et il va me falloir allumer l’ampoule jaune par terre.
J’ouvre enfin la boîte mail, et je lis encore. Et puis je réponds; avec les mots bus; mais redéposés autrement, à ma mode; à mon âme.
Ce fut un jour bleu d’encre à boire et à dire…
Et j’ai encore si faim, malgré le trouble aux yeux maintenant... parce que les yeux à l’ordi, c’est pas le meilleur, pour lire. Pour écrire non plus; sauf qu’on peut rayer en effaçant d’un coup: ça va plus vite et c’est plus propre… mais il n’y a plus de traces… plus d’hésitations… plus de bleus.
Le jour bleu pose sa nuit à la fenêtre; la nuit bleue du Sud, même par temps d’argent.
Il me reste cette nuit pour finir l'orgie...
Demain sera jour de temps….
Ut le 12/09/2009