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Juste un Cri d'elle à eux.

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Des anonymes


Ut, c’est-à-dire aussi celle-là, http://lanonyme.over-blog.net/ 

avons viré une anonyme: l’anonyme signature d’un com’ reçu il y a quelques jours sous l’article «Coup de poing de nuit».

J'ai baisé les lèvres empoisonnées de mutisme de mon amour
J'ai écrit
Jusqu'à ce que s'écoule
Son clair silence
Je n’ai pas compris le lien avec mon article, mais ça ce n’est pas grave: chacun lit à son rythme, comme il respire.

Sauf que là je n’avais rien à respirer, que l’anonyme ne disait rien que du silence: poison; mutisme - clair et silence.

Ecrit, non: je n'ai rien vu d'écrit. Justement!
J'aurais aimé avoir la place de lire, de voir, de respirer, de dire, même.
L'anonymat a étouffé ce qu'il disait quand même.

J’ai viré le com’ à la poubelle; sans rien répondre.


Tout ça parce que les blogs ne vivent pas comme dans la vie; qu’ils sont une inexistence, l’envers, même; et qu’ils en profitent, comme un fil d’air à se dissoudre à l’instant de la naissance; ou comme un buzz; ou tout simplement comme un chant, un truc qu’on dit pour écrire et partager, avec des ceux qu’on ne connaît qu’à travers l’encre et quelques images.
Les paroles d’OB sont anonymes; c’est pas besoin de le dire, de s’appeler de son nom, et de laisser de l’encre qui ne veut rien dire; orpheline; sans passé ni présent.

Et puis le partage se fait sur OB, pas sur une adresse mail; sauf affaire privée ou urgente. Un com' c’est un partage à partager; c’est comme ça qu’on tricote la toile... et moi j’aime beaucoup tricoter. Ut aussi d’ailleurs. pour l'Anonyme, je sais pas.


Ce que ne semble pas savoir ce com' anonyme là, c’est qu’OB est un village tissé; et qu’à suivre le fil, on y retrouve vite qui est qui: j’ai retrouvé l‘anonyme; un peu partout. Quelques fois aussi avec des prénoms; mais toujours pas d’encre à dire pourquoi elle vient, si ça lui plaît ou pas ce qu’elle lit; si même elle lit. Si même elle a une encre quelque part.

Rien.


Anonyme.


Je l’ai reconnue à son style, sans bonjour ni au revoir; un style biblique; net; supplicié. Presque un ordre, mais sans la ponctuation qui va avec. Un style en forme de gifle; de pensée unique.


Alors j’ai même pas questionné Ut; encore moins L‘anonyme qui est restée dans le gris-noir de la pluie d‘hier: j’ai viré l’anonyme à la poubelle.


Et maintenant je te raconte… parce que ce qui a été public est à moi comme à toi; parce que je me sens un peu fautive, là. Alors je t’ouvre ma poubelle… et la pauvre petite solitude qui s’y trouve:

"J'ai baisé les lèvres empoisonnées de mutisme de mon amour
J'ai écrit
Jusqu'à ce que s'écoule
Son clair silence."


Ut le 20/09/2009

  

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P
<br /> Chère Anonyme,<br /> <br /> Puis que c'est votre désir, je l'ai fait ailleurs où il se doit, mais avec un rappel de cette litanie de votre part.<br /> <br /> A vous y lire peut être?<br /> <br /> Phileve<br /> <br /> <br />
A
<br /> Que sait de "l'amour total" un elphe épistolaire, "adepte du pluralisme" de surcroit ?<br /> Faites-moi grâce je vous en prie d'un nouveau commentaire apitoyé autant que pitoyable ICI!<br /> Vous valez mieux, je le sais!<br /> <br /> <br />
P
<br /> Chère anonyme ,<br /> <br /> Merci, je sens que vous m'aimez. Sinon auriez vous pris la peine de me répondre, alors que l'ignorance est pire que l'insulte, qui elle n'est qu'un mot , une sorte de "ZUT" que j'accepte<br /> volontier?<br /> <br /> A vous lire, peut être?Phileve<br /> <br /> <br />
A
<br /> Cher Philève,<br /> vous m'emmerdez.<br /> Sincèrement. Anonyme<br /> <br /> <br />
P
<br /> Chère anonyme,<br /> <br /> Les mots que l'on écrit évoquent ce que l'on pense. Mais l'interprétation peut être différente.<br /> On peut tout expliquer avec des mots choisis mais aussi tout détruire s’ils sont dis par dépit.<br /> La réaction soudaine de celle qui les lit explique la sentence et le vouloir d’oubli, voir d’indifférence.<br /> --------------------<br /> Exemple lorsque j’écris : Je ne suis qu’un ELPHES, pour moi c'est clair, car cette contraction des deux mots Elfe et Éphémère est plurale à dessin et sa pluralité refuse le monisme.<br /> Etant donc de ce fait adepte du pluralisme, j’admets la pluralité des opinions, des tendances, des pensées, refusant toute fois avec force et vigueur qu’elles fussent à sens unique ou dénuées<br /> d’honneur.<br /> <br /> Elphes donc je suis, en ce jour par ici et puis là bas, demain, à plusieurs endroits.<br /> <br /> Il n’entre pas dans mon esprit de vous priver de ce que vous pensez avoir le mérite d’espérer, à juste titre, qui sait ? Je doute que ce ne soit qu’un simple acte gratuit, alors pourquoi ne pas<br /> venir le faire comme une amie ?<br /> <br /> Signez un billet doux ou mieux avec tendresse exprimez votre joie, votre délicatesse avec des mots choisis empreints de gentillesse et paraphez ainsi par le nom et l’adresse, la page délicate de<br /> votre ressenti. La lecture vous en sera acquise et votre désir, qui sait, exhaussé ?<br /> <br /> Avec de jolis mots on peut tout obtenir et ceci sans conteste. En tout cas beaucoup mieux qu’avec cette ingérence qui caractérisa votre sans doute sincère, mais imprudent billet.<br /> <br /> Sincèrement. Phileve<br /> <br /> <br />