Juste un Cri d'elle à eux.

Sable vierge, libre de tous les pas d’été, comme un vieux coup de soleil à ourler la mer de septembre.
Cette eau, qui dedans n’est qu’un brouillard lavé de bleu et d’ocre, parce que son astre roi n’est plus assez droit pour la pénétrer.
Cette mer, alanguie de tous ses amours fous d’été; maintenant lascive, vague à vague. Comme enlacée sur elle-même; un peu baveuse de sommeil et de fertilité accomplie.
Et quand tu la regardes à ras bord, elle est de nacre frangée de blanc d’argent.
… Et puis elle s’écaille, et glisse toute nue contre le sable qui en garde longtemps la trace humide, la résonnance multiple, ventre à ventre.
Ut le 22/09/2009