Juste un Cri d'elle à eux.

Il les mange aux sueurs de ta peinture: il trempe tes doigts de couleurs, et tapote le sombre; exhume les caresses du coeur chu; transpose les gris en noirs; ouvre l'espoir des blancs; danse les verts, les jaunes, les bleus, les ocres aux roses; qui s'affrontent et se fondent; et s'alliancent.
Il déchiquette la mort en petits mouvements de plume, en effilés légers;
pour soulever l'ombre, s'apaiser lui-même; gagner l'équilibre.
Grand oiseau.

Il cherche, il cherche; et transforme; et déforme; et construit, bâtit... Tombe... recommence...

C'est fou ça, comme tu manges nos peurs, éclate nos douleurs; exaltes l'escalier de soi; la couleur de soi.
Comme tu effleures l'horreur; presque l'efface.

Et puis tiens le fil; et tends l'écheveau; et tisses et tisses ton Art de toi à moi;
à nous.
Toiles de Monsieur Fernando Bronchal-
Tilk

Ut le 01/09/2009