Juste un Cri d'elle à eux.

Dedans.
Quatre heures trente un matin.
Ce n’est pas que la rassurance du chat.
Ce n’est pas que la respiration des deux corps apaisés.
C’est le vent.
Le vent pose sur le toit un bruissement de feuille
Craquelle l’ample nuit d’automne.
Le vent
Le vent frise ses bruns aériens
Ses airs transparents
Et peint si fort dehors, qu’il la réveille.
La fille d’âge.
Alors c’est le chat qui ronronne
Pour apaiser le vent dans son sommeil à elle;
Mais sa respiration change déjà:
Elle écoute le vent.
Le vent
Quatre heures trente un matin
La rassurance du chat arrondit la chambre.
Le corps réveillé prend l’encre et le papier
Et capture le vent pour l’écriture du bruit qu’il raconte.
Dehors.
Ut le 08/10/2009