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Juste un Cri d'elle à eux.

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Tempête!



Toile de Fernando Bronchal dont la prochaine exposition est du 27 Octobre au 1er Novembre 2009 de 14 heures à 18 heures aux ruines de Cayac à Gradignan.


Tempête a froid sur le vent, sur la pluie; dans la ville.

Tempête n’en finit pas de trembler…

Tempête affolée, qui raye ses doigts aux immeubles droits, aux pointus des toits, des cheminées, des antennes; aux poteaux; aux parapluies humains qui penchent.

Tempête sanglote, mouille, vente, secoue.

Tempête hurle aux ruelles, aux pavés, aux oliviers tout en bas; fait une marée de la fontaine à sept côtés.

Tempête en lignes apeurées au front du vent secoué d’eau.


Entendez! Entendez sa mue de l’automne à l’hiver!

Grammaire du temps aux accents invisibles et grimaçants; accents aigus, accents graves, et jusqu’aux plus circonflexes point tus.


Tempête erre seule; et rue!

Tempête n’en peut plus!


Et, au renfoncement de la banque il y a une bosse de couverture jaune du Samu...
qui ne bouge plus.

Ut le 21/10/2009

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M
<br /> Merci Ut ! hier, je voulais commenter l'article sur Cali et le clavier : impossibilité technique ! mystère ! je réessaie maintenant.Bisous du soir.<br /> <br /> <br />
U
<br /> OB se considère comme arbitre, certains jours (soirs)...<br /> Merci!<br /> <br /> <br />
M
<br /> Qu'il est doux d'entendre le vent souffler, la neige couvrir le sol, la pluie tomber...quand on sait pouvoir retrouver son "chez-soi".Très beau texte et terrible aussi.Comme toi, je suis horrifié<br /> par le déni d'humanité jeté à la face des SDF.Il y a quelques mois, l'un d'entre eux était allongé perpendiculairement au trottoir, en plein centre ville.Personne ne s'inquiéta de son sort.Quand je<br /> le vis, je m'approchai de lui et lui proposai mon aide : avec une voix que je n'oublierai jamais, il me dit, comme je le relevais " je meurs de faim".Je lui demandai de m'attendre.Après avoir<br /> retiré de l'argent au distributeur, acheté des provisions au super le plus proche, je ne le trouvai plus.Un fourgon de police secours venait de "l'embarquer", sans doute prévenu par un passant.J'ai<br /> juste espéré qu'il m'aie vu à travers les vitres du fourgon, pour qu'il comprenne que j'avais tenu parole.Je ne te raconte pas cela pour me faire "mousser", mais simplement pour illustrer ton très<br /> beau texte (accents circonflexes point tus : très jolie expression).Bon week-end.<br /> <br /> <br />
U
<br /> Bonsoir Morsli, merci de  ce long commentaire.<br /> Merci aussi de ce que tu fais sur ton blog. (si chaqu'un y apportait une petite larmes...)<br /> Je crois tout à fait ce que tu écris. J'espère que ton pauvre homme (non péjoratif!) a été pris en charge par le SAMU social: les flics n'embarquent pas les SDF, mais ils les receuillent bien<br /> souvent au chaud des commissariats..; ça peu le savent... c'est pourtant une très vieille tradition.<br /> Belle soirée à toi.<br /> <br /> <br />
O
<br /> Bonnes gens restez chez-vous, le Dieu vengeur parcours les rues<br /> <br /> <br />
U
<br /> Rire!!!!<br /> Il est parti: Mistral l'a fait fuir... et nous on se gêle!!!!<br /> <br /> <br />
B
<br /> Non, Ut, tu as raison : l'humanité n'a jamais été noble.<br /> La seule noblesse à lui prêter n'est que potentielle, et ce ne sont que de rares sursauts de bonté désintéressée qui témoignent de l'existence de ce potentiel.<br /> C'est pourquoi je disais que le chemin est encore si long...<br /> Mes bises du jour, et mon respect sincère pour ta colère, tout à fait partagée...<br /> <br /> <br />
U
<br /> Potentiel Potentiel! ... Oui Bifane, le chemin est bien long......<br /> Merci du partage. Merci.<br /> Mes bises du soir... c'est tellement joli à dire!<br /> <br /> <br />
H
<br /> Tant s'en va la France à l'eau<br /> <br /> L'orage (à la façon de..)<br /> <br /> Sous les grands oripeaux coule la peine<br /> Et le faubourg<br /> Faut-il que tu t’en souviennes<br /> L’ondée emportait tout sereine<br /> Pleine de bruit et de pleurs<br /> Les toits et les murs<br /> Que de ruines et malheurs<br /> Les éléments restaient de glace<br /> Tandis que nous<br /> Noyés sous vingt brasses<br /> Toi, si fragile, tu te lasses<br /> Plein de bruit et frayeurs<br /> Tes mains, mon amour<br /> Que de plaintes et malheurs<br /> La décrue s’en vient somnolente<br /> L’eau lentement s’en va<br /> Sur la rue qui serpente<br /> S’écoule joyeuse sur la pente<br /> Des gargouillis et des rumeurs<br /> Demain, mon amour<br /> Que de plaintes et malheurs<br /> Le hameau est trempé comme une sirène<br /> Totalement lessivé<br /> Les beaux jours doucement reviennent<br /> Sous les oripeaux se calme la peine<br /> Que de bruit et de pleurs<br /> Que de plaintes et malheurs<br /> <br /> <br /> Prends soin de toi<br /> Bisous<br /> Vae<br /> <br /> <br />
U
<br /> Même pas une rime je ne veux écrire: tu es bien trop beau!<br /> Et comme j'espère que mes amis ici viennent te lire!!!<br /> <br /> bisous Vae. Prends bien soin de ton coeur.<br /> <br /> <br />