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Juste un Cri d'elle à eux.

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La mer


Je n'ai pas souvenir qu'enfant elle ait posé son coeur sur le mien;
inscrit à mon âme l'amour caché sous la lame,
sous l'éclat translucide de l'eau de ses yeux.

Dans les miroirs de ma vie court encore d'elle l'onde tremblée
de sa beauté surnaturelle
de femme irréelle, de fée intouchable.

Aujourd'hui je vais rencontrer la fée en grand âge.
Aujourd'hui je vais respirer sa peau aux parfums cascades de tant de souvenirs noyés.
Mon Dieu que vais-je lui dire, à la femme de ma vie, à mon ventre, à ma Mère?

Et je tremble de n'être pour elle encore
que le petit noyau noir d'une fille qu'elle a désiré garçon.


Ut le 06/07/2008
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D
Comme ce poème est beau Ut.<br /> Les non-dits sont puissants, mais plus puissante encore est la force de l'amour pour ta Maman. Même si elle avait alors désiré un garèon. Elle peut être fière de sa fille!<br /> <br /> Bisous<br /> <br /> Dominique<br /> <br /> PS: Désolée, mais je découvre peu à peu avec retard bien sûr !
U
<br /> Tu es Grande Dame et je suis très honorée que tu promènes tes yeux et ton âme sur l'encre jetée au hasard de mes joies et de mes peines.<br /> Je te remercie Dominique, de tout ça, de tes commentaires.<br /> Tu me pousses, et je persévère... et je rêve de distribuer à l'infini!<br /> Baisers en amitié sur ce jour.<br /> <br /> <br />
M
peut-être parfois qu'un simple geste en dit plus long que beaucoup de phrases...<br /> courage,<br /> tendresse
U
<br /> Je l'ai serrée fort Minuimivie. Tellement fort que j'ai senti comme elle était fragile!<br /> Une journée à inscrire au calendrier des bonheurs!............<br /> <br /> <br />
K
Nous avons tous quelque chose à regretter ou à reprocher aux nôtres, moi parfois la première en tant qu'unique fille. J'ai appris à pardonner pour beaucoup de raisons, ne serait-ce que quand la maladie fait comprendre que la haine est inutile... Une mère reste une mère, et nous sommes aussi ces mères. Erreurs, etc... Il n'y a pas de mode d'emploi.<br /> Tu as écrit un poème qui m'a renvoyée à tant de choses.<br /> Merci, ne serait-ce que pour cela.<br /> Amitiés
U
<br /> Le problème avec la haine, c'est qu'elle fait la bise à l'amour!<br /> Merci de connaître le miroir des mots.<br /> <br /> <br />
M
je suis très émue par ton poème qui me parle tant. Les mots me manquent, ma mère est là, dans la pièce d'â côté, en ma maison, elle dort, et j'aurais tant à lui dire! Comment reprendre le fil avant que la mort nous coupe ce dernier fil? Bises. Malou
U
<br /> Je vais te dire Malou: j'ai fait comme si je l'avais toujours aimée. J'ai oublié ses méchancetés, ses pauvretés à l'âme, et fort, très fort je l'ai serrée. Elle m'a semblée si petite, si<br /> fragile....<br /> Je lui ai mis un baiser au coeur, sans rien dire. Un vrai baiser d'amour.<br /> ...Mais moi je ne l'ai pas avec moi, sous mon toit, dans ma vie!<br /> Peut-être d'un regard?<br /> Pose toi sur le ciel de nuit et oublie Malou. Demain sera sourire :)<br /> <br /> <br />
V
très beau poème, et quelle interrogation ! Quand j'ai perdu ma mère, j'ai tout perdu, et tout gagné en même temps. Notre mère, c'est notre monde passé, présent, et à venir. Tu ne peux la prendre que comme elle est, mais toi, tu peux être ce qu'elle a fait de toi, mais aussi ce qu'elle n'a pas fait et ne pourra jamais faire. Et cela te laisse une grande marge de possibilités !
U
<br /> Tu sais, Véronique, les choses de l'amour, de la vie qu'on donne.<br /> J'ai bien peur de n'être en fait qu'un chiffon de ce qu'elle n'a pas fait......<br /> Mais bien sûr que je l'aime! Elle me glace et je l'aime!<br /> Ca y est, j'y vais........<br /> <br /> <br />