Juste un Cri d'elle à eux.

Et la route tout à coup débordée
Dénonce les verts et les prés,
S’enfonce aux mailles saturées
Des brouillards hurlants de la Grande Cité.
C’est d’abord ton nez qui fronce
Qui chatouille et qui coule
Au sniff en défonce.
Nez grippé à la Grande Cité.
Et puis il y a les yeux, les pupilles
Qui piquent et qui cillent,
Regards embrumés
Larmes versées à la Grande Cité.
Et le cul dans ta voiture, tu es l’étranger regard
Traînant au cul des serpents de bus
Qui ramassent tout au plus
Des files d’ennuis hagards.
Traînées carboniques de la Grande Cité.
Enfin tu t’arrêtes, au bord écaillé d’un trottoir
D’une cité oubliée, endeuillée de gris
Où trottinent en grappes noires, sans bruit
Ces femmes dures aux mortes vies.
Petits chapelets solitaires de la Grande Cité.
Assis dans un recoin crade
Un homme simplement me regarde
Et tout à coup m’éblouit
Dans sa solitude sale
Marseille et sa Vierge accrochée!
Ut le 22/07/2008
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