Juste un Cri d'elle à eux.
Canettes et chiffons ensommeillés au coin rond d’un trottoir.
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Large allée dallée.
Halos blonds et ronds de réverbères.
Lourds immeubles cossus assis autour.
J’attrape au regard un mouchoir blanc qui s’agite comme un au revoir.
Une petite main tient le mouchoir; une petite femme de noir.
Elle frotte, elle frotte avec le chiffon blanc la riche plaque de cuivre
au noms gravés des habitants qui dorment encore.
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Fuitt, il glisse de dessous deux manteaux tachés, déchirés.
Il se lève du lit de sa nuit, de la marche que fait la banque d’avec le trottoir.
Il marche vite, ses jambes aux poils blonds dépassent d’un vieux pantalon et tombent ses pieds nus dans ce qui aurait pu être une paire de baskets. Il appuie sa main droite sur une béquille de fer.
Je suis derrière, mon sac à boulot sur le dos,
dans le filon gris et nauséeux de son parfum de corps en galère.
Nous allons tous les deux au labeur du jour: lui à mendier,
moi à gagner de quoi ne pas avoir assez pour donner.
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Larges pieds nus bien à plat dans des sandales de cuir.
Pantalon droit et veston gris de tergal.
Le vieil Arabe itinérant des sables et des oueds
traverse Toulon au pas lent et sûr des nomades.
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Cité blanc crade engoncée dans un trou de la ville.
Pas une lumière; mais quelques mèches d’or qui dansent encore sur le parking de terre, à l’endroit exact où ils ont claqué la voiture volée hier.
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Canettes et chiffons ensommeillés au coin rond d’un trottoir.
Ut le 15/10/2008