Juste un Cri d'elle à eux.

Quand j’étale ma crème à bronzette sur ma peau de soleil…
C’est plus ma main,
C’est ton refrain
Qui caresse, qui va et vient,
Reprend,
Effleure, surprend
Mon ventre.
Et je rêve de m’enduire de sable que tu émietterais grain à grain.
Et je nous rêve entrer dans la mer,
Qu’elle affole nos corps, nos lèvres
A plus dire...
Que litanies d’amour mouillé
Vagues à désir jamais comblé
Attente infinie du jouir.
Quand j’étale ma crème à bronzette sur ma peau de soleil,
Que le vent démêle mes cheveux, c’est plus ta main,
C’est ton refrain
Qui bredouille à mon oreille,
Reprend,
Effleure, surprend
Mon ventre.
Va et revient.
Pose le harpon des angles,
Délaisse la toile de lumières les pinceaux,
Et rentre au berceau frémissant de nos deux peaux
Une heure, un jour,
Toujours….
Et ouvre le fourreau
Et embrase le cri rauque
Ma voix, ta voix, enfin, sur nos lèvres exsangues.
Et fond le caramel de ma peau…
Quand j’étale ma crème à bronzette.
Ut le 23/09/2009