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Juste un Cri d'elle à eux.

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2-3

Ce dernier Dimanche, celui de la vraie rupture, Ut s'était presque engourdie dans un après midi calme et clos: elle avait rempli ses yeux des mains de P. photographiant les petites transformées en manequins hauts-de-gamme, devant la fenêtre du salon qui cascadait la lumière éphémère d'Avril. Et quand ils étaient tous allés au parc tout près, elle avait respiré l'herbe et le soleil, et P. qui portait haut le bébé sur son bras en équerre.
Il épiait quand même, elle et les autres. Les autres, ces attitudes et sourires inconnus posés sur l'herbe près d'eux. Alors elle s'était un peu raidie, attentive à s'effacer, à ne pas croiser les regards autour. Presque tranquille. P. et l'enfant blond, les filles qui riaient un peu plus loin, tout cela lui était tellement suffisant!
Elle ne faisait pas semblant... juste un peu pincée, là, au coin du coeur, parce que ses yeux à lui n'étaient pas détendus.
Fatigue de grand air et de soleil, peut-être, au retour.
...Et l'équilibre avait été rompu au coucher lumineux et violent du jour clair.
La nuit avait giclé.
La fille aînée d'Ut et son compagnon étaien venus. Et leur vie nette et future était entrée dans l'appartement, brisant le rythme de cette journée. No, l'efficace et la tenace au bonheur; superficielle et verrouillée chez P. et Ut, pour ne pas se faire mal, parce que maman c'est encore le souvenir de caresses trop vite, de départs trop hatifs, de manques trop prolongés. Elle riait avec le bébé. Ut souriait, rayonnait de ses enfants, égarait le souvenir de P. et de leur couple-piège.
P. ruminait la morgue et le bonheur de cette femme au-delà de lui, extérieure à sa solitude, à son existence malade.....
Les aînés à peine partis, dans l'ombre bleue de la pièce encore vibrante de leurs gestes clairs, P. s'est distordu...
Et Ut l'a laissé seul, brutalement, se gâcher sans elle.
...Alors sa souffrance avait donné à P. la force des mots, des coups, ... du viol.

Cette nuit là, pour se désengluer de la folle tendresse encore amoureuse de cette étrangère trop vivante et trop belle malgré lui, pour hurler son néant à lui, il l'avait forcée, vulgairement. Il avait brisé la bouche d'Ut... Ut qui avait tellement aimé apprendre à l'aimer! Ut qui , pour la vraie fois de sa vie, savait faire l'amour-caresse, l'amour-amour.....

Cassé.
C'était fini: il l'avait émiettée et jetée.



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A
Bonjour Ut!,<br /> <br /> Suite à quelques problèmes de santé, je n'ai pu valider plus tôt ton inscription dans ma communauté et te demande de bien vouloir m'en excuser.<br /> <br /> C'est avec grand plaisir que t'ouvre les portes de "L'écriture dans tous ses états" où j'espère que tu trouveras un lieu de partage, de libre expression et de large diffusion de tes écrits.<br /> Au plaisir de te lire<br /> <br /> Amitiés sincères,<br /> <br /> Alaligne
U
<br /> Bonjour Alaligne, et bon retour parmi nous: j'espère que tu vas vraiment mieux!<br /> Merci de ton petit mot, et à très bientô!<br /> Ut.<br /> <br /> <br />