Juste un Cri d'elle à eux.

Le temps de nuit s’écrase d’instant en instant, de vie à trépas.
De l'ébahit clair de début d’inconscience, dans l’inconsistance d’un seul moment, il s’épaissit et tombe d’un coup sur presque rien; quelques rêves oubliés au réveil.
Un temps inutile aux heures qu’on n’a le temps d’entendre qu’à l’impuissance des insomnies.
Heures allongées en repos sur le corps.
Respirations au rythme du cœur; aiguilles d’oubli qui démaillent les vies, réparent hier, le reprisent à demain.
Un temps sans mots; juste en couleurs inaudibles au-delà du quotidien. Toute une vie à pas savoir où passe le temps....
Epaisse indécence de tous les non dits; correction des savoirs et des espoirs qui demain ouvriront un autre temps, comme si une réflexion nouvelle du miroir de la veille en avait repassé l’éveil.
Brisure et lien, la nuit fripe le temps, le rétrécit du soir au matin.
Ut le 18/09/2008