Overblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Juste un Cri d'elle à eux.

Publicité

Grenoble

Après la féérique dégustation, digestion, « descente » DU concert de ces si particulières années là, elle avait emmené les nouveaux compagnons de fête chez ses parents.
Les adultes à juger, à exposer leurs incessants avis à l’opposé des perceptions de tous les jeunes du monde, avaient laissé la demeure grenobloise libre d’eux le temps d’un week end.

Grenoble, bulle lovée sous un ciel qui ceinture les montagnes; réservoir à détenus libérés; ville ouverte vers le Rhône et fermée sur la cloison abrupte des Alpes.
Sa petite ville d’enfance, à bêtises innocentes.


Les enfants nantis de naissance ne savent pas.
Ils connaissent le ski en hiver; la mer en été; les classes à uniformes; des appartements à vivre une semaine sans jamais rencontrer la famille, sauf à l’arrondi de la table familiale du sacro-saint repas du soir.
Quotidiens à père en voyages d’affaires; à mère un peu au boulotargentdepocheàmoi, et beaucoup à Dieu sait où à chiner;
à Margueritte, superbe remplace-maman ronde gaie et toujours occupée;
à chambre à s’enfermer de musique…. Ou de solitude….
Les sermons du père, entre deux avions; les yeux d’hiver de la mère, ne donnaient jamais une seule et véritable explication de texte de la vie qui existait là, dehors; la vie de tout un chacun, avec ses perpétuels attrapes-nigaudes, ses trappes à faux dires, à faux êtres; ses pernicieux maquillages; tout ce cumul pas appris qui l’empêchait, elle, de voir, de prévoir, de se prémunir.
Qui l’avait empêchée d’en avoir la plus infime conscience.


Les nouveaux « amis » avaient envahi l’appartement de musique, mangé, enroulé du tabac et de l’herbe pour une grosse cigarette collective dont elle avait refusé l‘embout….

Un cri, des pas de bruit, avaient entaillé les torpeurs vautrées un peu partout. Conduite par un aux cheveux brouillons, ce petit blond qui mâchonnait de temps en temps quelques mots sans jamais finir une phrase, elle était entrée dans la salle de bains de ses parents: un grand corps barbu et maigre gisait dans son sang, posé en creux dans la magnifique baignoire à pieds ronds.

Ut le 18/09/2008

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
R
Encore un superbe texte, bisous
C
Moi j'ai eu des parents présents et pourtant pas d'explication non plus sur les attrapes-nigauds de la vie, mais quand on est ado on est sensé rejeter l'adulte qui ne comprend rien et alors bien souvent on se trompe, on croit que...<br /> Cette suite me touche en cela mais tu la termines en un suspens intolérable !!!<br /> Vivement la suite...<br /> Merci Ut<br /> Baisers de nuit pour toi.
B
bjr bah voila,je suis revenue plus tard,pour te lire avec attention...mais je suis un peu droguée,(anti inflamatoire)alors est ce pour cette raison que ce texte ma foi tres familiale, et sur grenoble ne me parle pas plus que cela....Pardonne moi....<br /> bien a toi........
U
<br /> <br /> Mon petit Secret est tout pardonné: j'ai le rhume et je suis passée complètement à côté d'un poème de kat!....<br /> Tu es un amour d'être revenue, d'avoir essayé, mais tu sais, des fois, on n'est pas concerné, alors on n'y voir rien... et de fait, il n'y a rien à y voir...:)<br /> Baisers, toi.<br /> <br /> <br /> <br />
K
Parfois,les enfants nantis savent tout dépend de l'éducation reçue.<br /> Mais dans l'ensemble tu décris très justement cet univers.<br /> Très beua et poignant.<br /> Bises sur ta journée ma clé Ut
N
Tes mots, donnent un ressentit, exceptionnelle aux choses que l'on pense banale, parce-que l'apanage de certains, bien nantis . J'aime tes textes sans complaisance;; Je t'embrasse Nettoue