Juste un Cri d'elle à eux.
Juste là, à l'instant du train matin, au pied de la gare criarde, un chelou cheveulu sale et déguingandé est assis, son gros chien couché à côté. Le chelou pose sa main droite sur la tête du chien, empoigne les poils, et leve, baisse, tape; leve, baisse,...
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Soleil s'enduit de chaleur Astique la mer à bronzettes Allume les cigales en crincrins Parfume la terre de couleurs Déshabille les jambes des coquettes Rigole, et glisse sa sueur A l'accroche de leurs seins Rebondis, épanouis, coquins; Soleil persifleur...
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Un amour secret Au doux du ventre enfermé, Elle attend aux aguets Le corps ramassé L'âme prête à bondir A l'aube de la femme en enfantement, Le premier mot scellant l'avenir. Elle attend ton enfant. L'enfant non désiré Le fruit de tes soupirs sans suite...
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Au soir d'une grise et froide journée d'hiver et de travail , pas d'autre rêve, d'autres envies que d'être, là et maintenant, assise au silence d'une ronde de bonheur. Les étoiles roulent, la nuit file, le train glisse, la musique en brume monte, colore,...
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Sur un cil, à peine éveillée A l'ébauche de ma journée, A côté de toi, petite âme en soucis Des galères, des humaines folies, Je pose mon éveil Et je veille..... Jusqu'à l'aube des pleurs de ta nuit. Ut le 23/07/2008
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Et la route tout à coup débordée Dénonce les verts et les prés, S’enfonce aux mailles saturées Des brouillards hurlants de la Grande Cité. C’est d’abord ton nez qui fronce Qui chatouille et qui coule Au sniff en défonce. Nez grippé à la Grande Cité. Et...
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Si, Dans un autre regard L'a posé ses yeux Tantinet dédaigneux. Si, Allez hop! au placard Les langoureux, Les demains merveilleux! Si, Zou! j'ai plus l'temps! Occupé subitement A conquerrir âme nouvelle, S'est juste moqué d'elle. Tomber le maque! Plantés...
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Il n'appelle pas Y va pas. L'a encore plein de gris Au regards de sa vie, Sur ce repli du bonheur éloigné. L'est encore en bagarre acharnée A construire, à rebâtir pas à pas. Solitaire route Au vide de son couple en déroute. Oublier, démollir Des années...
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Dégradés de gris Sur la petite ville assoupie De ses chaleurs passées, De mon été consumé. Perles de pluies Gouttes fraîches au souci De reprendre le labeur A la table des sueurs. Dégradés de gris A mon cœur engourdi. Silences posés Sur ce matin décoloré....
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J'ai quelque chose à dire à mon père, Mon géniteur à lunettes, Un rire sous le bras Sa calvitie sous la casquette Des silences en veux tu en voilà Des couleurs plein la tête. Ce fut bien souvent: "Silence les enfants!" Absence de nous, mais obéissance...
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