Juste un Cri d'elle à eux.
Photo SO FLOU Là où j’habite, le chant du monde commence toujours comme ça: D’abord tout est immobile. On ne sait jamais quand Mais d’un coup; d’aile; d’un immense cri en forme de faille, une mouette écaille l’air. Et la nuit endormie s’effondre dans...
Elle Du fin fond du sable. Elle Tout devant la page. Deux lettres Mères d’alphabets Deux lettres Muettes. Entre elle et elle Des flaques d’aubes Des fragments de restes, De monde cassé par terre. Elle Et son entité bleue Et ronde Solidaire. Elle Tout...
C’est pourtant ce jour là. Ce même jour, après midi: Marie attendait à une terrasse, sur le port. Comme convenu par mail. Et Marie savait qu’elle l’attendrait plus tard que l’heure; qu’Elle aurait du retard. D’ailleurs, un message sur le portable : «je...
Il y a plein de voix que maltraite le vent. Ca fait des puzzles de sons; des hachures. Elle n’entend pas bien. Mais mieux que dans la vie, quand même; c’est sans doute parce qu’il fait nuit. L’anonyme est assise, comme un petit paquet qu’on n’aurait pas...
C’est un truc de ouf! La rentrée! Enfin, cette fois là… : J’étais en sommeil, ni trop chaud ni trop froid. Et J’ai rêvé une musique; un truc lointain; une mémoire écrémée. La musique s’est amplifiée; puis aiguisée; puis hachurée. Et e lle gardait sa jupe...
Magnifique illustration prise chez: http://www.drame.org Marie découvrit l’ Anonyme un matin vers cinq heures, alors qu ’ elle ouvrait la porte pour aller chercher du linge qui séchait sur l ’ étendoir du palier: les enfants n ’ avaient plus rien de sec...
J’ai su une petite femme de pierre Une petite flamme d’argent. L’avait les yeux clairs, Son enfance en bandoulière Derrière. L’avait marché si longtemps L’avait scintillé si souvent. Assis tant de corps Illuminé tant d’efforts. Bêché les âmes de l’aube...
Chez Fickr Orée de jour. Rappel d’hier: Nage gélatine, translucide; Comme si l’eau s’était épaissie: bleue dessous; verte dessus, à cause du mélange palette mer-soleil. Pinceau de gris de nuit. Sommeil imprécis. Orée de jour. Tête floue, douloureuse,...
Eric et Katy auraient dit qu' il y avait une habitation de mystère sur la place tranquille où les vieux du centre à malades prenaient le soleil et quelques écumes de vent de mer le Dimanche matin. Il suffisait aux deux enfants de lever les yeux puis la...
Femme comme volupté… Celle qui bat au profond de l'oeil, comme un sourire en coin. Celle qui parle, fort et vite et mouillé, sur la pulpe de la lèvre maquillée, entre ouverte. Celle qui rit à dents perlées, cou levé, regard clos; respiration. Elle pose;...
Pas de rhubarbe au marché: j’ai regardé devant derrière, parce que parfois les choses désirées se cachent; j’ai failli la confondre avec des céleris en branches (heureusement il y avait une ardoise, pour le nom et le prix)… Non, pas de rhubarbe au marché...
Chien, comme un écheveau de poils noirs et blancs, dévalait les cinq étages au raz des marches. Comme toujours, il était accompagné de l’ espèce de cliquetis, comme un bruit d ’ aiguilles à tricoter qui iraient à toute vitesse: le bavardage de ses griffes...
Quand elle était jeune, l’anonyme était un garçon. Même qu’elle avait un prénom… mais de si loin, elle ne se rappelle plus lequel… Il faut dire qu’il y avait peu de bouches à l’appeler, son nom... Elle arrive encore à entrevoir un cri noiraud, pies nus,...
Flash. Pose. Flash flash. Pose. Cartons. Soies. Nus. Filles maigres qui viennent, qui s’en vont; regards exsangues. Cris. Ordres. Jurons. Exclamations. Le Beau artificiel; sous des lumières d’or faux. Foule bruissante, applaudissante. Critiques. Femmes,...
Je ne sais pas comment elle fait: C’est juste avant le lever de l’âme; à l’éveil des pleurs du dedans, des yeux clos derrière le dernier coin ricanant du dernier mauvais rêve; à cet instant précis où les mots naissent en lettres rouges: «Je ne serai plus...
Il y a quelque chose que le petit chien noir et blanc ne sait pas. C’est ce qu’il se passe lorsque l’Anonyme lave les escaliers des autres. C’est rien laver: on plouf la serpillère par terre, on courbe un peu le dos, on essaie de ne pas serrer trop fort...
Quand tu sors du métro National aujourd’hui vers dix sept heures hiver à Marseille, d’abord tu renifles: ça sent le brûlé. Tu montes tout droit, et le Mistral t’apporte de grosses bouffées c aoutchoutées comme si des pneus brûlaient quelque part, tout...
Les gitans squatteurs de nuits descellent le silence, brûlent le soir de leurs yeux noirs, écaillent l’été sourd et lourd de cris d’enfants, de crasses éraillées, de guitares aux plaintes indéfiniment désaccordées. Les chevelures des femmes font des feux-follets...
Comme elle le fait toujours au lever, au sortir du soleil, Elle l’épuise, sangs et ors, tout autour du monde. Ensuite Elle s’avance en grand silence, un peu pâlotte de ces noces brûlantes, de toute cette impudeur… Alors Elle tisse un voile bleu-nuit;...
Une corniche. Une foule à sourires, à enfants sur les épaules, à mains enlacées. Une ville qui s’éteint sous la nuit chaude. Un vieux fort qui se maquille de lumières, et chante…. Et la mer a brûlé jusqu’au ciel! Lui a giclé des danseuses multicolores!...
Les nuits d’été, de canicule et de chants d’alcool, ils ne l’arrêtent pas, le cliquetis lamé d’argent de la petite fontaine. A l’aube grise encore, l’Anonyme n’a qu’à pousser de sa vieille main le tissu accroché qui sert à isoler sa nuit de celle des...
Ceci est un clin d’œil (oui, je sais, je cligne tout le temps des yeux… mais c’est tellement justifié…!) à Arthémisia, la si bien nommée ;) http://corpsetame.over-blog.com/article-23892105.html Certains aménagements d’OB me donnent la grimace. Hier ils...
(Image de chez Pierre Albarede.) Aujourd’hui la Méditerranée fait un bruit énorme. Elle torrente, claque, ruisselle, court et s‘enfuit. On perd les cris des enfants qui jouent contre elle. Loin elle s’ouvre, toute entière; puis elle grimpe ses vagues...
Le blog d’écriture est un espace de liberté (presque) absolu et (presque) anonyme. Il ne faut pas oublier le presque, les adresses de la toile recensant aussi méticuleusement les humains qui la fréquentent, que leurs adresses physiques. (Sourire) MAIS,...
Ce qui suit est sans doute, et bien malgré moi... (comme savent si bien le faire les mots:)) une suite au post de Viviane au sujet du port de la burqa, Mercredi 05/08/2009, ici :http://www.vlamarlere.com/article-34593361-6.html#comment45930698 Magistralement...