Juste un Cri d'elle à eux.
J'ai chipé cette photo sur le net, j'espère que son auteur -que je ne connais pas- ne m'en voudra pas :) Parce qu'il faudrait lui dire, à la vieille dame qui traverse cahin-caha la grande avenue martelée de pavés glissants de toute l'eau que la ville...
Colette nous a offert une chanson aujourd'hui, et j'y ai entendu « … this crazy thing... » « Cette folle chose » … et j'ai pensé : cette folle chose que d'espérer encore et toujours du bonheur, de la chaleur, un peu de sous, un peu des autres autour.......
Henri de Toulouse-Lautrec Il y avait Claire, qu'un client d'une nuit avinée avait prise pour la Vierge, avec sa robe blanche ses boucles noires sur ses épaules rondes, et ses yeux bleus ingénus. Tout fardés d'ingénu. Il y avait Françoise, qui avait un...
Fractale Bientôt la montre des hommes lui donnera un âge plus monstrueusement grand que celui de maintenant... très bientôt... Et quand même, elle se dit que c'est indécent un âge pareil... Elle se dit ça, et emmaillote des cadeaux dans du papier comme...
Il a le visage raide, les rides amères ; les yeux petits et secs... Il a son masque d'âge. Sa voix ne sonne plus : elle coule à peine, contourne les détritus de tous ses ans derrière : ces petits tas putrides, mares en poussières de larmes. Et sa bouche...
Et d'abord la cloche clignote ses sons inachevés et plats. Elle ouvre les volets de bois qui claquent trop fort sur le mur vieux ; et il y a le ciel. Un peu moins mouillé qu'hier ; c'est un ciel de lait qui ne transporte qu'à peine les à plats gris de...
Tu sais quoi, toi qui m'écris et à qui je ne réponds pas? Tu sais quoi? Deux femmes jeunes et belles se croient persécutées par un ancien amour ou l'amour des parents. Un homme sans domicile est persécuté par d'ex-promiscuités de prison. Une jeune femme...
Capture d'écran d'une vidéo de Noëlle Pujol - Salle d'exposition des Remparts à Toulon le 19/02/2010. C'est tellement souple que ça prend chaque épaule de vent, chaque dépression, chaque traîne d'air. Et le plus étrange c'est qu'il n'y a aucun bruit......
Jan Voss Hôtel des Arts de Toulon le 10/02/2010 Les bordures craquelées des jours empilés jusqu'au comptage final, jusqu'au : « C'est fini. », laissent à peine passer la loupiote du Beau ; la loupiote de vie. Les fissures de la pauvre lumière faufilée...
Tu lâches un fil de pluie Puis deux, et puis trois. Raides. Chuintant une note unique giclée par terre. Chaque goutte troue l'air Le rétrécit fil à fil Raye la lumière. Fils transparents habillés de noir et blanc. Qui mouillent et qui brouillent. Métronomes...
Oeuvre d'enfants exposée dans une association de Toulon. Et elle se mit à gravir le ciel. A grande enjambées d'enfant. Sa longue écharpe la suivait, un peu à la traîne. Son rire éclaboussait le soleil... à l'étourdir! Il n'y avait aucun nuage : juste...
Bleu Matisse C'est tondre les mots sur la page raser les jambes de ce langage Pour qu'elles courent et s'entrelacent Peut-être dans une autre langue une autre couleur ou un autre chant. C'est ne pas laisser mourir le mot sur sa feuille Ouvrir la cage...
Magique photo du net. C'est fin d'été ; dehors le vent glace les pas rapides, serrés ; le corps aigu vêtu de noir qui monte en silence du bord de l'eau jusqu'à la gare ; jusqu'à l'autre port de l'autre ville. Et ce matin le ciel est né tellement clair...
Y a les p'tites mains qui s'agitent, et celles qui serrent le poing, et celles qui frottent leur sueur malade. Il y a les jambes qui croisent et décroisent l'impatience ou l'inconfort. Des feuilles de magazines se froissent vite et nerveux, sans donner...
Elles renâclent un peu maintenant. Même qu'au bout, tout au bout qu'était rond, là, juste là, tu vois ; ben même qu'il y a un petit trou.... Et pis toutes ces rides de cuir vieux, et puis tout ce râpé qui a fait fondre la couleur que même le cirage il...
C'était l'heure de la « bascule » pour la brigade qui revenait après avoir fini tard la veille ; l'heure de la relève pour les « nuiteux ». Les ombres silencieuses arrivaient les unes après les autres depuis la nuit noire, s'engouffraient ahuries dans...
Quand même, avant d'écouter, protégez vos oreilles :) Pilou-pilou Il y avait quatre yeux à lunettes ovales rangés les uns à côté des autres au-dessus de la ligne molle des dossiers des banquettes du wagon. Ils avaient l'air perdus tous les quatre ; ils...
Photo Robert MAPPLETHORPE Regarder dans le noir et tout voir : Nous éclairer dedans sans ouvrir les yeux dehors... nous partager le miroir sans tain à quatre pupilles. … Et au bout du fil des yeux blancs aveugles les mains-caresses découvrent les peau-frissons...
C'est de l'encens d'or de cuivre et de cendres. Des boursouflures d'encens tapies contre le sol noir et mort, ou des volutes crâneuses sur les pages et les pages du ciel de leurs massacres. ... Les pages bordées de noir qui défilent lentement à la vitre...
Sur une idée de Juliette, pour papier Libre. Je m'en allais vers d'autres ailleurs... d'un pas froncé et crissé, d'une empreinte à peine dans le mou du sable ; pas humide, puis trempé, enfoncé... effacé. La vague a pris mon pas, ma trace, ma direction....
Juliette proposait pour sa communauté Papier libre : "Par une nuit où la lune ne se serait pas levée"....... Donc : Difficile de marcher droit et sans trébucher : il ne voit ni les trous de mousses, ni les bosses de pierres. Il ne voit que le vague noir...
Jean Olivier HUCLEUX, mine de plomb, exposition au musée de la Villa Tamaris - La Seyne-sur-Mer le 30/01/2010. Ce serait le silence intemporel et doux d'une brume à l'eau mêlée. Ce serait le chant de ce silence traduit. Ce serait la pérennité éternelle...
Dans les rues, ruelles... enfin tout ce qui fait une ville au petit matin couleur gris perle, ça grimpe fort dans les jambes ; dans le brouillard à peine déchiré du mauvais sommeil, du réveil artificiel. Ca commence toujours par le « Zoouummm » du portable...
A quatorze ans. Se tenir droite, les épaules carrées et la tête haute. Ne pas plier, ne pas baisser les yeux. Droits devant, les yeux. Enfoncer le sol de ses talons et garder les genoux serrés, tendus sur les jambes. Ne pas sourire. Ne pas laisser une...
L'enfant lune Bronze Françoise GUINOT Tu souris dedans et tu te tais. Parce qu'il y a une lumière de lune au bord du foncé de tes yeux. Même si ton visage leur semble raide aigu et pâle : certains ne savent pas lire l'encre de lune des sourires dedans......