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16 mai 2009 6 16 /05 /mai /2009 08:54

Légèrement sa langue fraîche réveille la peau, lisse les recroquevillements ridés d'obscur.
Elle a encore envie de dormir, mais les doigts impatients pianotent l'aube offerte.
Elle ne peut y tenir: il faut qu'elle aille dire bonjour au retour du jour.
Lumières douceurs; Ors et cuivres balbutiants, fragiles encore, découpent des griffures aux ténèbres agonisants.
Soleils en clairières qui débordent les effrois brûlants des épines de la nuit, des douleurs, des pleurs, des solitudes errantes.
Le matin éclabousse la renaissance des âmes, déplace les odeurs, harmonise les couleurs, entr'ouvre les espoirs des sens brisés par le noir.
Les terreurs s'étirent jusqu'à s'évanouir sous la claque de lumière.
Les yeux respirent; l'haleine boit à la source de vie; la peau frissonne, mousse de parfums clairs les indécences nauséabondes des mauvais rêves.
Les angoisses ne se rassembleront qu'à l'aube de la prochaine nuit.

Et les mots enrobés et gloutons dégringolent sur ta vie.

Ut le 01/07/2008

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commentaires

Jakline 21/05/2009 10:37

J'aime ce texte tout en métaphores....

Stellamaris 18/05/2009 07:49

Un magnifique poème en prose, un instant de lumière ... Bises

Ut 18/05/2009 08:18


Merci pour l'"instant de lumière", ça me convient bien! :)
Bises poète.


saadou 17/05/2009 23:29

texte délicieusement sensuel

Ut 18/05/2009 08:27



Tu sais recevoir...



Kranzler 17/05/2009 03:41

En te lisant, je réalise qu'il y a déja bien longtemps que je ne me suis pas laissé giffler le matin par le soleil. Y remédier, je dois.

Ut 17/05/2009 09:03


Ah ben oui, alors! Mais qu'est ce que tu fous, Kranzler, franchement?
Bon, allez, rien que pour toi: un grand rire blond avec un peu d'or pointu au fond des yeux.
Bises.


liedich 01/07/2008 12:12

Salut magicienne ! que d'envie vous faites naître !
quelle réalité vous m'imposez ! Quelles rides vous citez que j'aimerais réveiller !
quel monde est donc le vôtre que je n'ai jamais visité !
Je vous appelerai juste avant mon dernier souffle.
Ainsi parla liedich à sa note.

Ut 01/07/2008 13:17


La note frémit, sourit, essoufle le Ut jusqu'à l'extrême du chant, en cadeau-bonheur au Poète de son coeur.


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  •  Elle est comme la note, volatile et grave. Elle écrit comme elle peint: pour oublier de se souvenir, et donner en partage; participer à l'ouvrage. 
donner l'encre ou les couleurs de sa symphonie à une note.
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